Avant première: Joker

Joker : Affiche

de Todd Philips

Joaquin Phoenix, Robert de Niro, Frances Conroy, Zazie Beetz

4/5

Gotham City s’enfonce doucement mais surement dans une misère de plus en plus dure et permanente. Parmi les laissés pour compte, Arthur Fleck tente de rester positif comme le lui a appris sa mère. Mais Arthur n’a pas beaucoup de joie dans sa vie. Il partage un appartement miséreux avec sa vieille mère, il travaille comme clown là où on veut bien l’envoyer, il n’a pas d’amis ni de relation sociale à cause de son handicap, Arthur souffrant de névrose et de problèmes nerveux qui se déclenchent par des rires crispés qui mettent mal à l’aise les gens qui croisent sa route. Les coups dures s’enchainent sans temps mort pour le pauvre Arthur qui pourtant ne se laisse pas déprimé, jusqu’au jour où c’est le coup dur de trop…

Joker : Photo Joaquin Phoenix

Vendredi soir je me suis rendue à l’avant première du Joker, film qui raconte comment le gentil Arthur Fleck est devenu le terrible Joker, l’un des ennemis les plus redoutables de Batman. Pour ceux qui n’aime pas les films de super héros, vous pouvez y aller, Joker n’a aucun point commun avec les films DC ou Marvel.

Joker : Photo Joaquin Phoenix

La bande annonce du Joker est probablement l’une des plus belles bande annonce que j’ai pu voir depuis que j’en vois. Je l’a trouve même supérieure au film.

Ici c’est l’histoire d’un pauvre homme qui accumule les malchances. Arthur Fleck, pour des raisons qu’on apprendra dans la 2e moitié du film, souffre de nombreuses névroses et surtout d’un problème du système nerveux. Lorsqu’il est crispé ou stressé, Arthur se met à rire très bruyamment, un rire nerveux qui va jusqu’à l’étouffement parfois. Arthur n’a pas d’amis, pas de vie sociale, ses collègues de travail ne sont pas à l’aise avec lui. Comme le dira Arthur à sa psy, ce qu’il y a de plus difficile quand on a une maladie mentale ce n’est pas la maladie mais les gens qui attendent qu’on se comportent normalement.

Joker : Photo Joaquin Phoenix

Pour Joker, aucune règle des films de super héros n’est appliquée. Le début du film est même un peu lent. On découvre la vie et le quotidien de cet homme qui n’a rien pour lui et peu d’espoir d’améliorer sa vie. Les coups durs s’enchainent, les choses empirent jour après jour pour Arthur comme pour le reste des habitants de Gotham qui n’ont pas la chance de faire partie de l’élite. La colère monte chez Arthur comme dans le reste de la ville.

Joker : Photo Joaquin Phoenix

L’évolution chez Arthur est lente, logique, normale, inévitable. Toute sa vie Arthur Fleck aura nager à contre courant, luttant contre tous les obstacles que la vie lui envoi, luttera contre tous ce qui lui tombe dessus, jusqu’à ce que la fatigue l’emporte et que Arthur n’ai plus la force de lutter, plus la force de rester poli, gentil, aimable, joyeux, comme le lui a toujours demandé sa mère. Les coups que se prend Arthur, physiquement et surtout psychologiquement le mèneront à son point de rupture, jusqu’à ce qu’il lâche prise et se laisse enfin porter par le courant, se libérant de la société, du monde, des autres, une libération salvatrice pour Arthur, dans la violence et le sang.

Joker : Photo Robert De Niro

Sans surprise Joaquin Phoenix est excellent dans le rôle d’Arhur, il y a un coté danseur dans sa façon d’interpréter Joker, on a parfois l’impression qu’un chorégraphe le suit dans sa gestuelle, surtout lorsqu’il perd pied et tombe de plus en plus dans la violence. J’ai été aussi contente de pouvoir voir Frances Conroy, que j’avais adoré dans le rôle de la mère dans la série Six feet under.

Pour finir, juste en dessous, la bande annonce avec la chanson Smile de Jimmy Durante. Si il devait y avoir l’oscar de la meilleure bande annonce, celle ci le remporterait sans problème.

 

3 thoughts on “Avant première: Joker

  1. Le film ne m’attire pas du tout ( je ne suis pas une fan de batman) mais je suis d’accord avec toi, j’adore cette BA… Quelle bonne idée, la meilleure BA !

    • Alors je te rassure le film n’a rien à voir avec batman c’est un film qui parle de déchéance de la société a travers la folie progressive d’un personnage qui n’a connu que des difficultés dans la vie. La bande annonce est magnifique dommage qu’il n’y a pas de récompense pour les BA!

  2. Pingback: Array

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