Dernières séances: Dilili à Paris – Sale temps à l’hôtel El Royale

Dilili à Paris : Affiche

de Michel Ocelot

3,5/5

Au début du 20e siècle, Dilili, moitié Kanake moitié française, est à Paris pour participer à un “zoo humain” dans lequel elle doit reproduire avec d’autres Kanakes, la vie quotidienne d’une tribu telle que se la représente les français. Elle fait la rencontre de Orel, conducteur de triporteur qui est subjugué par la petite fille. Les deux font connaissance et partent visiter Paris à bord de son triporteur. Mais Dilili est choquée de découvrir qu’une sorte de groupuscule appelé “mâles maitres”, fait régner la peur dans la ville notamment avec les enlèvements de plusieurs fillettes. Dilili veut faire libérer les fillettes et faire arrêter les mâles maitres. Avec l’aide d’Orel, elle parcours tout Paris et fait des rencontres extraordinaires, Pasteur, Marie Curie, Gustave Eiffel, Erik Satie, Camille Claudel, Rodin, Marcel Proust, Emma Calvé, Colette, Toulouse Lautrec.

Dilili à Paris : Photo

J’aime beaucoup Michel Ocelot, j’avais adoré Kirikou, Princes et princess, Azur et Asmar. Concernant Dilili j’ai globalement apprécié mais j’ai quelques réserves. Au début c’est sympa de se balader dans le Paris de la belle époque, en compagnie de Dilili et d’Orel. Le message anti racisme est bien intégré à l’histoire avec Dilili, lorsqu’elle indique ses origines, moitié française moitié Kanake. J’ai bien aimé les rencontres que fait Dilili, les grandes figures de ce Paris du début du siècle.

Dilili à Paris : Photo

Le personnage de Dilili est un exemple pour toute les petites filles: courageuse, intelligente, curieuse, elle assume son image dans une société qui ne l’accepte pas toujours. J’ai aimé la façon dont les deux héros mènent l’enquête, avec toutes les rencontres historiques c’est assez ludique.

Dilili à Paris : Photo

Cependant le défilé des différentes rencontres avec les personnalités de l’époque, si c’est sympa et ludique au début, fini par devenir un peu lourd au fil du temps. C’est parfois des rencontres qui ne servent ni l’intrigue ni l’histoire.

Dilili à Paris : Photo

La première moitié du film m’a donc plut mais la seconde moitié est moins captivante. Visuellement, le mélange de dessin et de prise de vue rend le résultat moins magique, coloré et enchanteur que les précédents films de Ocelot. Je n’ai pas trop aimé les mâles maitres, on découvre lors d’une scène un peu lourde, le but poursuivi par ces criminels, celui de rendre les femmes serviles pour les hommes. On ne sait pas vraiment d’où vient le chef, qui il est, à part un accent indéterminable. Les fillettes sont donc captives dans les égouts où elles sont forcées à se déplacer uniquement à quatre pattes, couvertes d’un drap noir qui laisse penser à un niqab. J’ai trouvé ce choix étrange, qui ne correspond pas à l’époque en question. Le message féministe est donc étrange, politiquement tourné, et pas subtile du tout. Le résultat laisse perplexe, le discours autour de la liberté des femmes qui tiennent à leurs tenues lumineuse, pailletée, et féminine reste léger et pas efficace. Quant à la fin je l’ai trouvé longuette et sortant un peu de nulle part. Un résultat un peu mitigé donc.

Sale temps à l'hôtel El Royale : Affiche

de Drew Goddard

Jeff Bridges, Cynthia Erivo, Dakota Johnson, Jon Hamm, Chris Hemsworth

4/5

En 1969, l’hôtel El Royale a pour particularité de se situer au milieu de nulle part à cheval entre l’état du Nevada et de la Californie. L’hôtel était autrefois fréquenté par le gratin du monde riche et célèbre mais est aujourd’hui un hôtel désert. Plusieurs personnes se retrouvent par hasard dans l’hôtel pour passer la nuit, une chanteuse soul en perdition, un représentant en aspirateur, une jeune hippie, et un prêtre catholique. Miles, seul employé de l’hôtel, installe tout ce petit monde. Mais chacun a son petit secret.

Sale temps à l'hôtel El Royale : Photo Jon Hamm

je ne savais pas trop à quoi m’attendre de ce film, la bande annonce m’avait plut et finalement j’ai  bien aimé.

La fin des années 60, un hôtel désert, des personnages qui semblent avoir tous une chose à caché. Petit à petit on découvre le passé et ce qui a amené ces personnes si différentes les unes des autres dans cet hôtel.

Sale temps à l'hôtel El Royale : Photo Cynthia Erivo, Jeff Bridges

J’ai beaucoup aimé la mise en scène, il y a des choses assez originales, drôles, surprenantes. Le film comporte pas mal de rebondissements et j’ai été très surprise à plusieurs reprises au point même de sursauter ce qui ne m’arrive pas souvent! il y a aussi deux ou trois moments très drôles qui ont fait rire la salle, mais en partie au fait qu’on est surpris par certaines choses.

Sale temps à l'hôtel El Royale : Photo Cynthia Erivo, Jeff Bridges, Jon Hamm

Je ne peux pas en dire trop pour ne pas gâcher le plaisir. Les acteurs sont tous très bons, John Hamm, Jeff Bridges, ou encore Cynthia Erivo. De ce réalisateur, j’avais déjà vu La cabane dans les bois que j’avais bien aimé et qui était encore une fois, assez originale.

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5 thoughts on “Dernières séances: Dilili à Paris – Sale temps à l’hôtel El Royale

  1. Bonjour Trillian, j’ai dit tout le bien que je pensais de Dilili à Paris. Quant à Sale temps à l’hôtel El Royale, j’ai trouvé le scénario plein de surprises, très réussi. Les acteurs sont très bien. Le coup de bouteille que Darlene assène au père Flynn, on ne l’a pas vu arriver avec mon ami. Je n’ai pas vu passer les 2h20. Bonne fin d’après-midi.

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