Dernières séances: Moi Tonya – Lady bird – The disaster artist

Moi, Tonya : Affiche

Moi Tonya

de Craig Gllepsie

Margot Robbie, Allison Janney, Sebastian Stan

4/5

Tonya Harding n’a pas eu une enfance facile, entre un père absent et une mère violente et abusive. Elle grandit sur des patins à glace et sa mère s’est jurée d’en faire une championne. Battue et souvent humiliée par cette dernière Tonya s’entraine plus que les autres et devient vite l’étoile montante du patinage en étant la seule américaine à faire le triple axel en compétition. Pourtant elle reste la bête noire de la fédération américaine de patinage qui ne voit pas au delà des tuniques de mauvais gout et de l’origine sociale de Tonya qui ne fait pas rêver. Pourtant malgré les désillusions et injustices, Tonya persiste dans ce sport.

Moi, Tonya : Photo

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie

J’étais très intriguée par ce film car l’affaire Tonya Harding/Nancy Kerrigan je l’ai vécu devant mon petit écran. A l’époque, je ne ratais pas une compétition de patinage artistique à la télévision et c’était beaucoup plus diffusée qu’aujourd’hui. C’était une époque peu glorieuse pour ce sport, synonyme d’injustice, de complaisance, de corruption et d’hypocrisie. Je me souviens encore du podium sur lequel la pauvre Surya Bonaly avait retiré sa médaille d’argent alors qu’elle aurait mérité l’or, médaille injustement attribuée à une autre pour cause de racisme ni plus ni moins, sport qui n’était pas habitué à voir autre chose que des jeunes filles bien blanches…Je me souviens que souvent, les dés étaient jetés avant même que les patineuses n’entrent sur la glace. Ainsi, une patineuse favorite du jury finissait toujours sur la première marche même si elle chutait durant son programme alors qu’une outsider qui faisait une bien meilleure performance n’avait aucune chance de dépasser la favorite sur le podium uniquement parce qu’elle n’était pas assez connu du jury. Du gros délire quoi.

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie, Sebastian Stan

Je me souviens donc de toute l’histoire Harding Kerrigan, les photos de cette dernière en pleure après avoir eu le genou frappé par une barre de fer, la campagne de haine à l’encontre de Harding, son craquage sur la glace avec son histoire de lacet cassé et ses larmes. Je me souviens aussi du regard plein de haine que Kerrigan lance à la gagnante des J.O., Oksana Baiul, lorsqu’elles se retrouvent sur le podium…

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie

Le film remet un peu les pendules à l’heure. Non Kerrigan n’est pas la petite princesse, l’héroïne qu’il faut protéger, et non Harding n’est pas le monstre dépeint dans les journaux. J’ai beaucoup aimé le film. Est ce que cela retranscris la vérité? est ce que Tonya Harding n’était vraiment pas la commanditaire de l’attaque? on ne le saura peut être jamais mais j’aime croire cette version, celle d’une fille obnubilée par la réussite sur la glace, entourée que de bras cassés ou de personnes malveillantes, et qui aura accumulé la malchance.

Moi, Tonya : Photo Allison Janney

Margot Robbie joue parfaitement une Tonya forte, déterminée, capable du meilleur comme du pire, au tempérament de tigresse. Une bosseuse qui a toujours subi les coups et les humiliations, d’une mère d’abord, d’un mari ensuite. Et puis bien sur la grande Allison Janney, actrice que j’adore depuis que je l’ai découverte lors de la diffusion de The west wing, dans le rôle de CJ. Depuis j’adore la voir au cinéma, elle est vraiment talentueuse, même si on la voit surtout dans des seconds rôles. J’ai été très contente de la voir remporter son oscar pour le rôle de la mère de Tonya, une mère violente, autoritaire, humiliante.

Moi, Tonya : Photo Allison Janney, Mckenna Grace

Le film baigne constamment dans un humour cynique, dure, on rit beaucoup dans certaines scènes, et j’ai aimé cette façon qu’on les personnages de raconter directement à la caméra leurs histoires.

Lady Bird : Affiche

Lady bird

de Greta Gerwing

Saoirse Ronan, Laurie Metcalf

3/5

Septembre 2002, Christine “ladybird” entame sa dernière année au lycée privé dans lequel ses parents ont tout sacrifié pour l’y envoyer. Durant son année de terminale, Ladybird va grandir, apprendre beaucoup sur elle et sa famille, va découvrir ses premières désillusions et va apprendre les problèmes personnels de ses parents, qu’elle occultait jusqu’ici. En un mot, l’ado Ladybird va en quelques mois devenir l’adulte Christine.

Lady Bird : Photo Laurie Metcalf, Saoirse Ronan

Nommé dans plusieurs catégories aux oscars, en sortant de la salle j’ai compris pourquoi finalement Lady bird n’avait rien remporté. Saoirse Ronan joue une ado très crédible. Fonceuse, Ladybird n’a pas peur de grand chose, elle ose beaucoup. Elle rêve de vivre dans les grandes maisons bourgeoises du quartier riche de la ville, elle rêve de rencontrer le grand amour, mais surtout elle rêve d’être accepter dans une université de la cote est. La Californie, elle en a marre, et Sacramento encore plus, comme toute ado qui a grandit au même endroit toute sa vie, Lady bird rêve de changer d’air et de prendre son envol loin du domicile familiale.

Lady Bird : Photo Beanie Feldstein, Saoirse Ronan

Lady Bird : Photo Lucas Hedges, Saoirse Ronan

C’est souvent mignon, tendre, pas naïf, ladybird ne va pas connaitre une année facile, elle va vivre plusieurs expériences, des hauts et des bas. Premiers amours, relation difficile avec sa mère, difficulté de trouver sa place, ou ce pourquoi on est doué ou pas. Laurie Metcalf qui joue la mère retient mon attention, j’ai aimé l’amitié des deux ados, j’ai aimé me plonger dans le quotidien banal de cette ado comme il y en a beaucoup mais au finale, si on passe un bon moment durant le film, on ne le garde pas longtemps en mémoire.

The Disaster Artist : Affiche

The disaster artist

de James Franco

James Franco, Dave Franco, Seth Rogen

4/5

Greg Sestero, 19 ans, rêve de devenir acteur. Depuis quelques mois il prend des cours de comédies, mais il faut se rendre à l’évidence, Greg est mauvais, timide, tendu. C’est lors de ce cours qu’il rencontre Tommy Wiseau, un homme plus âgé, qui n’a aucune gêne, aucune retenue. Malgré ses vêtements et une coupe de cheveux étranges, Tommy se fiche de l’opinion des autres et Greg aimerait pouvoir ressentir ça. Après avoir sympathiser, Tommy lui propose de venir avec lui à Los Angeles dans son appartement, afin de tenter leur chance à Hollywood. Ils se promettent de s’aider et de se soutenir mutuellement jusqu’à percer dans le monde du cinéma. Mais au bout de plus d’un an, il faut se rendre à l’évidence, personne ne veut d’eux sur un plateau. Ils ont alors l’idée de faire leur propre film, Tommy écrit un scénario et engage tout une équipe technique.

The Disaster Artist : Photo Charlyne Yi, Dave Franco, Kelly Oxford (II), Paul Scheer, Seth Rogen

The disaster artist c’est l’histoire vrai de Tommy Wiseau, un homme mystérieux qui ne dit ni son âge, ni ses origines, ni surtout d’où lui vient tout l’argent qu’il dépense sans compter sur le tournage du film. Cet homme qui rêve de devenir une star du cinéma, mais qui n’a pas le talent d’acteur, finit par produire et réaliser son propre film dans lequel il occupe le rôle principal. Film qui va s’avérer si nul qu’il en devient comique et donc culte. Résultat de recherche d'images pour "the disaster artist"

Le film nous raconte la rencontre entre les deux hommes qui rêvent d’être acteurs, leur arrivée à Los Angeles, leurs désillusions, leurs échecs, les casting qui ne donnent rien. La partie la plus intéressante du flm reste bien sur le tournage. Comment Tommy, avec son argent sorti de nulle part, engage une équipe technique, loue des studios et du matériel, engage des acteurs, écrit un script, comment le tournage se déroule au fil des semaines.

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Beaucoup d’humour, surtout durant le tournage, une amitié hors norme entre les deux hommes, un James Franco très bon dans le rôle de cet homme qui n’a pas de talent mais qui n’abandonne pas son rêve pour autant. Et puis une scène finale qui marque par l’émotion qu’elle dégage, c’est l’avant première du film de Tommy en présence des acteurs et de l’équipe qui ont tous beaucoup souffert lors du tournage. On rit de bon cœur avec le reste du public, et on est en même attendri par la réaction de Tommy.

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