Dernières séances: Detroit de Katherine Bigelow – Logan Lucky de Steven Soderbergh – Thor ragnarok de Taika Waitiki- Au revoir la haut de Albert Dupontel

Detroit : Affiche

Détroit

de Kathryn Bigelow

John Boyega, Will Poulter, Algee Smith, Jason Mitchell, Hannah Murray

4/5

Détroit en juillet 1967, rien ne va plus, c’est l’état de siège. Sur fond de guerre du Viet Nam contestée par la population, les afro américains n’en peuvent plus du racisme surtout de la part des forces de police. Alors que la ville est à feu et à sang et que les rues ressemblent à un pays en guerre, Larry Reed, chanteur du groupe the dramatics, rêve de percer dans la musique. Avec son groupe, il espère taper dans l’œil d’un grand producteur présent dans le théâtre où il est senser se produire. Hélas, les émeutes les oblige à quitter le théâtre. Larry et son meilleur ami Fred trouvent refuge dans l’hôtel Algiers. Ils sympathisent avec deux jeunes femmes blanches et d’autre afro américain présent. Mais tout dérape lorsque la police local et la police d’état débarque dans l’hôtel à la recherche d’une soi disant arme.

Detroit : Photo Algee Smith

Je suis assez admirative du cinéma de Kathryn Bigelow, j’aime sa façon de filmer, beaucoup de ses films sont prenant et certains ont marqués des générations. Avec Detroit on retrouve son talent de réalisatrice, sa mise en scène au service d’un épisode de l’histoire américaine que je ne connaissais pas. Je connaissais la grande histoire, celle des émeutes sur fond de guerre du Viet Nam, du racisme, de la violence des forces de l’ordre. Mais je ne connaissais pas l’histoire de l’hôtel Algiers.

Detroit : Photo Algee Smith

Larry et Fred qui ne pensent qu’à leur musique et qui digèrent mal de ne pas avoir pu tenter leur chance quelques heures plus tôt vont se retrouver séquestrer avec deux jeunes femmes blanches et quelques autres hommes par trois policiers, qui derrière une soi disant volonté de faire appliquer la loi, vont agir comme des psychopathes sadiques.

Detroit : Photo Will Poulter

Le film est dure à voir, c’est dure de voir cette brochette de personnes qui n’ont rien demander à personne subir des humiliations, des coups violents, des menaces. Ils ne savent pas si ils vont sortir de l’hôtel vivant et plus les heures passent plus l’espoir de survivre s’amenuise notamment quand la police d’état, voyant les choses déparées, décident de tout simplement quitter les lieux.

Detroit : Photo

On a tout simplement l’impression de voir un épisode d’esprit criminel, un épisode dans lequel on suivrait les victimes d’un kidnappeur psychopathe se faire torturer de toutes les manières possibles en espérant que les agents du FBI arriveront à temps pour les sauver de leurs bourreaux. Sauf qu’ici les autorités supérieures ont préféré tourner les talons…

Detroit : Photo

Au delà de l’histoire de cet hôtel et de ces occupants, Bigelow raconte aussi comment n’importe quel homme peut exercer son sadisme en toute impunité quand il le fait sous couvert d’un uniforme ou d’un statut qui l’érige à un état de figure autoritaire. Ils représentent l’état, les victimes savent qu’ils pourront leur faire ce qu’ils veulent et qu’ils s’en sortiront quand même car protéger par leur plaque de flic.

Detroit : Photo

Le film est donc dure mais nécessaire, de voir comment la justice n’a rien fait contre ses psychopathes malgré toutes les preuves, tous les témoignages, et de se dire que 50 ans plus tard les choses n’ont pas tellement changées. Les acteurs sont tous très bon, tellement humain dans leur réaction et Katheryn Bigelow confirme encore tout son talent.

Logan Lucky : Affiche

Logan Lucky

de Steven Soderbergh

Channing Tatum, Adam Driver, Daniel Craig, Kathy Holmes, Seth MacFarlane

3,5/5

Jimmy et Clyde Logan sont frères et subissent la malédiction familiale qui veut que les hommes de la famille ne réussissent rien et ratent toujours tout. Jimmy aurait du devenir un célèbre joueur de foot millionnaire mais après une blessure, ses rêves s’effondrent, Clyde perd un bras (enfin la main et l’avant bras) après avoir combattu en Irak. Jimmy bosse sur le chantier du grand stade du coin mais se fait virer à cause d’une jambe boiteuse. Il décide alors de monter un coup avec son frère, voler l’argent des recettes de la journée la plus rentable du fameux stade qui va accueillir la course Nascar la plus populaire du pays. Pour mettre leur plan à exécution, ils ont besoin de l’aide de Joe Bang. Le seul soucis c’est qu’il est en prison.

Logan Lucky : Photo Adam Driver, Channing Tatum, Riley Keough

Logan Lucky : Photo Adam Driver, Channing Tatum

L’histoire dit comme ça, donne l’impression qu’il s’agit d’un film on ne peut plus classique. Des losers qui tentent de faire un gros coup pour engranger plein de fric en peu de temps, parce qu’ils en ont marre que la société et la malchance leur crachent dessus.

Logan Lucky : Photo

Mais Logan lucky c’est un peu plus que ça. L’histoire est bien ficelé, les détails du coup sont originaux, quelques détails sont surprenant. Mais surtout c’est très drôle, bien écrit et le film contient quelques références bien rigolotes. Quelques scènes sont très drôles notamment l’émeute dans la prison avec une revendication concernant game of throne qui m’a bien fait rire.

Logan Lucky : Photo Channing Tatum, Farrah Mackenzie

Un film de braquage mais très différent de Ocean eleven. Sans être le film de l’année, on passe un très bon moment.

Thor : Ragnarok : Affiche

Thor ragnarok

de

Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Mark Ruffalo, Jeff Goldblum, Tessa Thompson, Cate Blanchett, Idris Elba, Karl Urban, Anthony Hopkins

3,5/5

Deux ans après les évènements de Avengers l’ère d’Ultron, Thor rentre de ses aventures sur Asgard pour découvrir que son frère Loki n’est pas mort et que son père a disparu. Thor et Loki partent sur Terre pour retrouver leur père. Odin leur annonce qu’il est sur le point de mourir, son heure étant venue, et que sa mort va libérer leur sœur ainée, Hela, que les deux frères ne connaissaient pas. Hela ne pense qu’à une chose, conquérir et vaincre et est bien décidée à reprendre sa place sur le trône d’Asgard. Elle détruit sans effort le marteau de Thor. Les deux frères se retrouvent sans le vouloir sur Sakaar, une planète décharge sur laquelle le Grand Maitre règne. Mégalomane, le Grand Maitre organise des jeux dans son arène comme au temps des romains. Thor est alors vendu comme esclave. Il doit affronté la créature imbattable qui s’avère être Hulk coincé dans sa forme de bête depuis deux ans.

Thor : Ragnarok : Photo Tom Hiddleston

Je n’ai pas aimé le premier volet, je n’ai pas été voir le second et Avengers l’ère d’Ultron m’avait un peu ennuyé. J’ai quand même été voir ce film sur les conseils d’une amie fan et aussi sur le fait que le film me semblait différent des épisodes précédents et qui me semblait beaucoup plus drôle et barré que le premier volet des aventures du héros aux cheveux longs.

Thor : Ragnarok : Photo Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Tessa Thompson

De ce coté là je n’ai pas été déçue, dès les premières minutes j’ai adhéré à l’humour du film. La scène dans laquelle Loki se fait passer pour Odin sur Asgard, Loki et Thor qui débarquent à Paris, Thor qui rencontre docteur Strange, Jeff Goldblum en Maitre mégalo déjanté, la valkyrie alcoolique, la relation entre les deux frères, et puis Hulk en bête stupide.

Thor : Ragnarok : Photo Chris Hemsworth, Tom Hiddleston

Sans rien révolutionner, Thor ragnarok est drôle et très divertissant. L’action est bien distillée durant tout le film, l’humour très présent, un épisode Thor qui ne se prend pas au sérieux. Un bon divertissement dont les décors et la musique rappellent les années 80, décennie à la mode en ce moment.

Au revoir là-haut : Affiche

Au revoir la haut

de Albert Dupontel

Albert Dupontel, Nahuel Perez Biscayart Laurent Lafitte, Mélanie Thierry, Emilie Duquenne, Niels Arestrup

4/5

Première guerre mondiale, le soldat Maillard attend dans les tranchées que la guerre se termine. Jusqu’ici il a eut la chance de ne pas être sérieusement blessé. Hélas, alors que les allemands comme les français se tiennent tranquille dans l’attente d’une armistice imminente, le lieutenant Pradelle, qui aime trop jouer à donner des ordres, relance les hostilités en tuant deux de ses hommes et en faisant croire que l’attaque vient des allemands. Dans le no man’s land entre les deux camps, les combats reprennent. Seul le soldat Maillard à tout vu. Sauvé in extremis de la mort par son compagnon d’arme le soldat Pericourt, ce dernier a le bas du visage arraché par un obus. La guerre prend fin, le lieutenant Pradelle s’en sort avec les honneurs, tandis que Maillard fait tout pour aider son compagnon Péricourt, qui n’a plus de machoire. Les mois passent, Pericourt, issu d’une famille riche, se fait passer pour mort, et décide de se venger de l’Etat qui les a envoyé au casse pipe, en organisant une énorme arnaque…

Au revoir là-haut : Photo Albert Dupontel

Je n’ai lu aucun roman de Pierre Lemaitre, mais j’aime beaucoup le cinéma atypique de Dupontel. Comparé à d’autre de ces films, Au revoir la haut (qui est l’adaptation du roman de Lemaitre qui a obtenu un prix goncourt) est plus classique dans son histoire et dans sa forme, bien que la réalisation soit originale.

Au revoir là-haut : Photo Albert Dupontel

J’ai au finale beaucoup aimé le film. L’histoire est très intéressante, elle s’intéresse en arrière plan aux laissés pour compte de la guerre des tranchées, les mutilés, et surtout les “sans gueules”, ces hommes dont une partie du visage a été arraché, mais qui n’en sont pas mort pour autant, comme Pericourt dans le film, qui ne peut plus parler ou presque, qui ne s’alimente que grâce à un tuyau implanté dans la gorge et dans laquelle on injecte de la nourriture liquide, effrayant. J’ai beaucoup aimé suivre du point de vue du soldat Maillard, le quotidien de Pericourt aidé de la petite Louise une orpheline qui s’est attachée à Pericourt.

Au revoir là-haut : Photo Laurent Lafitte, Niels Arestrup

Les acteurs sont très très bons notamment, Nahuel Pérez Biscayriat qui joue Pericourt et dont les émotions passent rien que dans son regard. Albert Dupontel toujours aussi bon et puis Niels Arestrup que j’aime énormément. La mise en scène, les détails comme les masques, sont très soignés. On ne voit pas le temps passé à suivre le destin étrange de ces personnages brisés par la vie.

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2 thoughts on “Dernières séances: Detroit de Katherine Bigelow – Logan Lucky de Steven Soderbergh – Thor ragnarok de Taika Waitiki- Au revoir la haut de Albert Dupontel

  1. Bonjour Trillian, Detroit : un choc. Je sortie transie et bouleversée par la séance. Logan Lucky: sympa. Au revoir là-haut : bien avec un Arestrup impérial. Lafitte devient un habitué des rôles d'”ordures”. Bonne journée.

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