Dernières séances : Tous en scène – Moonlight – L’ascension – Fences – Loving – Alibi.com

Tous en scène : Affiche

Tous en scène

de Garth Jennings

3/5

Buster moon a toujours rêvé d’être un grand producteur de théâtre. Aujourd’hui, il est propriétaire du théâtre qui le faisait rêver quand il était petit. Mais les productions qui se sont enchainées ont toutes été des flops. Aujourd’hui, Buster n’a que son meilleur ami, et sa vieille secrétaire qui le soutiennent encore. Accabler de dettes, la banque est de plus en plus menaçante. Buster a alors l’idée d’organiser un gigantesque casting pour recruter de nouveaux talents. Pour attirer les artistes, il promet la  récompense de 1000 dollars pour le vainqueur, mais une erreur de frappe de sa secrétaire transforme les 1000 dollars en 100 000 dollars. Parmi les artistes en herbes qui décident de tenter leurs chance, il y a Johnny, le fils d’un gangster qui rêve de devenir chanteur, Rosita mère d’une véritable tribu qui en a marre d’être invisible aux yeux de sa famille et qui aimerait pouvoir exprimer sa passion du chant ou encore Mike un crooneur qui ne pense qu’à la récompense.

Tous en scène : Photo

Tous en scène : Photo

Il ne comptera pas dans mes dessins animés préférés. Tous en scène est sympathique, certains personnages plus attachants que d’autre, notamment Buster que j’ai beaucoup aimé, tout comme sa secrétaire âgée ou Johnny dont j’ai trouvé l’histoire avec son père touchante. Mais je n’ai pas été plus emballée que ça, sans trop savoir pourquoi. ça chante beaucoup mais ce n’est pas dérangeant. Je pense avoir été un peu déçu de ne pas avoir rit plus que ça, je pensais trouver plus d’humour mais au final les scènes comiques ne sont pas si fréquentes.

Reste un dessin animé sympathique sur la poursuite de son rêve, le dépassement de soi et de ses peurs, la volonté de s’affirmer et de s’assumer.

Moonlight : Affiche

Moonlight

de Barry Jenkins

Mahershala Ali, Janelle Monae, Naomi Harris, Trevante Rhodes

3.5/5

Chiron 9 ans, vit dans un quartier difficile de Los Angeles. Discret, timide, peu sur de lui, il est souvent la cible des autres élèves de son école. Un jour, poursuivis par d’autre enfants, il se réfugie dans un squat de drogués. Il est retrouvé par hasard par Juan, un dealer de drogue. Chiron trouve refuge auprès de Juan qui vit dans une jolie maison et de Térésa sa compagne. Il trouve en Juan une figure paternelle à suivre, et en Teresa une mère de subsitution, car la mère de Chiron, célibataire, est accroc au craque et Chiron ne se sent pas forcément en sureté lors des crises de manques ou de colère de sa mère. On suit ensuite Chiron à l’adolescence puis à l’âge adulte.

Moonlight : Photo Ashton Sanders, Naomie Harris

Je garde un avis mitigé de Moonlight. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir ce film. Moonlight c’est l’histoire d’un petit garçon fragile, souffre douleur de ces camarades de classes, coincé avec une mère droguée. Juan et Teresa se prennent d’affection pour le garçon, qui en grandissant se découvre homosexuel. Avec l’adolescence, les méchancetés des autres élèves ne se sont pas atténués. Puis on suit Chiron à l’âge adulte, complètement transformé…

Moonlight : Photo Alex R. Hibbert, Mahershala Ali

Les acteurs sont excellents, en particulier Mahershala Ali, qui joue le rôle de Juan, que j’ai vu dans de nombreux films, mais que j’ai connu dans la série les 4400. J’aime aussi beaucoup cette acteur dans House of cards. Janelle Monae et Naomi Harris sont toutes les deux excellentes également.

Moonlight : Photo Janelle Monáe

Le rythme du film est assez lent, on s’attend toujours à ce qu’un drame énorme vienne frappé le pauvre Chiron, mais en fait sa vie est montrée sobrement, avec subtilité, sans jamais tomber dans le mélo ou le drame. J’ai été captivé par la première partie sur l’enfance de Chiron, sa rencontre avec Juan, la manière dont il le prend pour modèle, leur relation, la scène dans laquelle Juan lui apprend à nager est très belle. J’ai été aussi pas mal intéressé par la partie ado du film, l’évolution de la mère de Chiron, de plus en plus accroc, leur chute sociale qui va avec. Par contre, j’ai eu du mal avec la dernière partie. La scène dans laquelle Chiron va voir sa mère en désintox est très touchante, et très réaliste, par contre toute la partie de retrouvailles entre Chiron et Kévin est loooooongue, ça n’en finit plus, pour ne pas nous apporter grand chose au final.

L'Ascension : Affiche

L’ascension

de Ludovic Bernard

Ahmed Sylla, Nicolas Wanczzycki

3/5

Samy vit dans la cité des 4000 à la Courneuve et peine à trouver du travail. Il est très amoureux de Nadia, mais cette dernière veut quelqu’un de sérieux qui sache prouver qu’il sait s’engager. Pour prouver qu’il est digne d’elle, Samy lui promet de gravir l’Everest. Samy part pour le Népal sans aucune expérience de la montagne.

L'Ascension : Photo Ahmed Sylla, Nicolas Wanczycki

 Le film est tiré de l’histoire vraie de Nadir Dendoune, franco algérien qui grimpa le mon Everest. Ici pour les besoins du film, il a été décidé que le héros grimperait l’Everest pour convaincre la fille qu’il aime qu’il n’est pas qu’un loser. Toute la partie qui suit les états d’âme de la futur copine est inutile et ennuyeux, limite un peu ridicule (la scène de la déclaration d’amour qu’elle fait à la mère de Samir); le film aurait très bien pu nous épargner cette pseudo histoire d’amour et trouver une autre excuse pour envoyer Samir escalader le mont Everest.

L'Ascension : Photo Ahmed Sylla, Nicolas Wanczycki

Pour le reste, le film est sympathique. On prend plaisir à accompagné Samir dans son périple, à prendre des petits avions qui payent pas de mine, à atterrir sur des pistes dangereuses, à se dépasser physiquement, à voir Samir face aux autres grimpeurs du groupe, tous plus expérimentés que lui. J’ai aussi beaucoup aimé sa relation avec le guide Jeff. Il y a de l’humour, de beaux paysages, c’est sympathique à regarder.

Fences : Affiche

Fences

de Denzel Washington

Denzel Washington, Viola Davis

4/5

Dans les années 50 aux États Unis, Troy et Rose sont mariés depuis 18 ans. Troy travaille dur comme éboueur, Rose, comme toute femme de cette époque, s’occupe du foyer et de leur fils Corey, 17 ans. Chaque vendredi ou presque, ils reçoivent la visite du fils ainé de Troy issu d’une première union, qui vient quémander 10 dollars avant que Troy ne s’éclipse au bar du quartier pour s’amuser avec les amis et décompresser d’une semaine de travail fatigante. Il y a aussi Gabe dont il faut s’occuper, mentalement déficient depuis qu’il est revenu blessé à la tête après la seconde guerre mondiale. Une nouvelle banale et pourtant dramatique, vient bouleversée le quotidien bien huilé de cette famille ordinaire.

Fences : Photo Denzel Washington, Stephen Henderson

Fences a un coté très théâtrale, c’est d’ailleurs l’adaptation d’une pièce de théâtre. Le début du film est un peu trop bavard, mais on finit par s’y faire, on apprend à connaitre la famille, Rose qui s’occupe de la maison et de leur fils, Troy qui a eu une jeunesse très dure, et qui a trouvé la paix de l’esprit en se mariant à Rose. 18 ans de vie commune, et un age auquel Rose pense que les épreuves du couple sont derrière eux et qu’elle va pouvoir vieillir tranquillement auprès de sa famille.

Fences : Photo Denzel Washington, Russell Hornsby, Stephen Henderson

Fences capte le moment dans lequel le père de famille revoit sa vie passée. L’aigreur de n’être qu’un simple éboueur, l’aigreur de ne pas avoir pu devenir le joueur de baseball qu’il aurait du, rejetant la faute sur le fait qu’il était noir et qu’il a été victime de discrimination, l’aigreur de devoir chaque jour aller faire le même boulot, pour que chaque vendredi il ait le droit de se défouler et d’oublier, avant de reprendre la route du travail, l’aigreur d’avoir fait des sacrifices afin de donner la sécurité à une femme et un fils qui lui ont enlever la liberté.

Fences : Photo Viola Davis

Au fur et à mesure que le film avance, on prend le temps de mieux comprendre le personnage de Troy, mais aussi de découvrir le mal être et les fêlures de Rose. Troy est aigrie par beaucoup de chose, il ne voit que ce qu’on lui a pris, mais pas du tout ce que lui a pris aux autres. On découvre petit à petit les mensonges et les faiblesses inexcusables de Troy qui descend de son piédestal, on découvre la force morale de Rose, leur conception du mariage. La où Troy estime que tout lui ai du, et qu’on lui doit tout, Rose voyait l’union comme un sacrifice mutuel.

Fences : Photo Denzel Washington, Viola Davis

Si au début on a l’impression que le film va être long et bavard, on entre sans s’en rendre compte dans le quotidien de cette famille finalement ordinaire. On entre dans leurs vies, leurs problèmes, leurs états d’âme, on s’y intéresse vraiment, on embarque avec eux jusqu’au bout, pour voir où les personnages vont aller. C’est prenant et intéressant. Reste une mise en scène qui peut paraitre étrange, ça donne l’impression de voir une  pièce de théâtre qui prend vie et qui serait filmée, plus qu’un film de cinéma. Un beau film et Viola Davis n’a pas volé son oscar.

Loving : Affiche

Loving

de Jeff Nichols

Joel Edgerton, Ruth Nega

3/5

A la fin des années 50, dans le sud profond des Etats Unis, Mildred et Richard s’aiment. Ils attendent un enfant et Richard décide qu’il est temps d’épouser Mildred. Le problème c’est que Richard est blanc, Mildred est noire, et que le mariage interracial est puni par la loi.

Loving : Photo Joel Edgerton, Ruth Negga

J’aime beaucoup le cinéma de Jeff Nichols, en particulier Mud. Ici, le thème du film est intéressant, avec l’histoire vraie de ce couple mixte qui vont devoir lutter plusieurs années avant de faire accepter leur union. Mariés à Washington qui accepte l’union entre noir et blanc, le couple s’installe en Virginie qui ne reconnait pas la légalité de ce mariage. Richard et Mildred échappe de peu à la prison grace à un avocat, mais sont obligés d’aller vivre dans un autre état, et de ne jamais être dans l’état de Virginie en même temps. L’absurdité de la loi oblige le couple à s’installer à Whashington, pour y élever leurs enfants. Mais Mildred est malheureuse loin des siens, de sa famille, et rêve de campagne et de grands espaces pour élever sa famille.

Loving : Photo Joel Edgerton, Ruth Negga

Le film est donc intéressant par son sujet, notamment quand on entend les arguments du juge local pour prononcer le mariage interracial illégale. Dire que Dieu à créer différentes races et que chaque race existe dans son continent, alors que ce sont les blancs qui ont emmener de force les noirs loin d’Afrique pour faire le sale boulot que les blancs américains ne voulaient pas faire.

Loving : Photo Joel Edgerton, Ruth Negga

En tant que film par contre, le rythme est lent, on suit les personnages un peu froidement, même si je me suis attachée à eux. C’est un peu dommage qu’on entende pas plus les délibérations lors du passage de l’affaire Loving devant la cour supr^me, et entendre les arguments. Ce passage qui marque un tournant dans la jurisprudence américaine est presque occulté. Reste un film intéressant et bien interprété, mais qui ne m’aura pas marqué l’esprit plus que ça.

Alibi.com : Affiche

Alibi.com

de Philippe Lacheau

Philippe Lacheau, Elodie Fontan, Tarek Boudali, Julien Arruti, Nathalie Baye, Didier Bourdon et plein de guest star…

3.5/5

Grégory Van Huffel a monté sa propre entreprise. Il se propose de fournir à qi le souhaite, l’alibi parfait. Celui qui veut échapper à un diner en famille, celui qui a une maitresse, celui qui veut sécher l’école…tous ce passe bien jusqu’au jour où il tombe amoureux de Florence, une jeune femme qui ne supporte pas le mensonge. Et les choses se compliquent quand il découvre que son futur beau père fait appel à ses services pour couvrir une infidélité.

Alibi.com : Photo Julien Arruti, Philippe Lacheau, Tarek Boudali

ça fait longtemps que je connais Philippe Lacheaux que je voyais déjà faire le pitre avec la bande à fifi puis ensuite dans chut chut chut sur w9. J’avais bien aimé Baby sitter, mais j’ai préféré sans hésité alibi.com

Alibi.com : Photo Didier Bourdon, Nathalie Baye

Alibi.com : Photo Elodie Fontan, Nathalie Baye, Philippe Lacheau

C’est drôle, c’est rythmé, c’est cohérent, le scénario tient la route, l’histoire à une conclusion très bonne (ce qui est rare dans le cinéma français), les acteurs sont tous très bon. J’étais contente de revoir Didier Bourdon, toujours aussi bon dans les comédies, Nathalie Baye qui est aussi très drôle, et le trio Philippe Lacheau/Tarek Boudali/Julien Arruti très drôle et très réussi. C’est très divertissant, c’est bourré de référence au cinéma des années 80, c’est très drôle, on oublie tous ces soucis le temps du film. Un très bon moyen de se détendre complétement.

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