Dernières séances: Dernier train pour Busan – Star trek sans limites – Divines

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De Sang Ho Yeon

Gong Yoo, Ma Donh Seok, Jung Yoo Mi, Kim Soo An

4/5

A Séoul, Sok Woo travaille dure dans le monde de la finance. Il a peu de temps à consacrer à sa fille Soo-an, qu’il élève seul depuis que lui et sa femme se sont séparés. En attendant le divorce, c’est lui qui s’occupe de leur fille, mais Soo an ne veut qu’une chose, rejoindre sa mère qui espère avoir sa garde. Le jour de son anniversaire, Soo an demande à son père de l’emmener par le train du matin à Busan pour voir sa mère qui l’attendra à la gare. Sok woo qui n’a pas été présent pour sa fille ces derniers mois, cède à la demande de sa fille. Ils prennent alors un train grand vitesse pour Busan. Alors que le train est sur le point de partir, une jeune femme monte in extremis dans le dernier wagon. Dans un état de convulsion, la jeune femme s’attaque aux autre passagers, qui une fois mordus, deviennent agressifs. Tous ceux qui sont mordus se transforment donc en zombies et cherchent inlassablement à contaminer les autres en les mordants. Sok woo et soo an se réfugient dans un autre wagon, avec d’autre passagers. Le chauffeur du train déclare au même moment qu’il ne s’arrêtera pas avant Busan, car à l’extérieur, le virus s’est répandu très vite, les zombies sont partout, et dans les villes règnent chaos et violence. Sok Woo va tout faire pour que sa fille survive à cette catastrophe.

Dernier train pour Busan : Photo Dong-seok Ma, Gong Yoo

Dernier train pour Busan est donc un film de zombie, un film catastrophe. On apprendra qu’un virus s’est répandu en dehors d’un laboratoire en faillite, dont les mesures de sécurité étaient probablement défaillantes. Le virus s’est répandu à vitesse grand v, contaminant la population et transformant les humains en zombies violents et assoiffés de sang. En cela, dernier train pour Busan n’apporte rien d’originale ou de nouveau. Un virus, des zombies classiques dans leur genre, des villes saccagées, des actes de violences, du sang. Les personnages aussi ne sortent pas du cadre. On a le gros bras qui apporte pas mal d’humour, une femme enceinte, deux vieilles dames, deux ado qui viennent à peine de commencer à vivre, le gros pdg riche qui piétine tout le monde pour favoriser sa survie.

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Le plus du film, c’est qu’il s’agit ici d’un huis clos, toute l’action ou presque se passe dans un train à l’exception d’une scène en gare, et de la fin du film. Les zombies et les survivants sont coincés dans le même train. De ce côté-là, c’est donc très intéressant et très bien filmé.

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Mais au-delà du simple film de survie, de zombie, dernier train pour Busan interroge surtout sur la nature humaine et ce que sont capable de faire les êtres humains pour survivre.  Survivre à une catastrophe mais aussi survivre tout court, sans forcément être face à un danger imminent. Le personnage de Sok woo est devenu un être sans pitié. Dans le train, il ne comprend pas pourquoi sa fille d’à peine 7 ans, se lève pour laisser sa place à une vieille dame. Bien sur, face aux zombies, le père agira encore sans penser aux autres. Il n’aura aucun geste pour aider ceux qui l’entoure, mis à part sa fille bien sur, car dans ce monde il faut savoir ne penser qu’à soi pour survivre.

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Bien sur, face aux réactions de sa fille, Sok woo deviendra un peu plus attentif à son entourage, et quand des inconnus prendront des risques pour l’aider et lui sauver la vie, il se remettra en question.

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Dernier train pour Busan nous parle de sacrifice, d’entraide, d’empathie, de solidarité entre humain. Sans le sacrifice de certaines personnes, personnes n’aurait pu survivre. Le film suit des lignes tracées concernant le film de survie. Les zombies, les attaques, deux ou trois scènes qui glacent le sang, un peu de suspense, mais au final, tout est assez stéréotypé. Chaque personnage à son rôle à jouer, et je n’ai pas été surprise de la tournure que prend l’intrigue ou de la destinée de certains personnages, si ce n’est une ou deux exceptions. Reste un film prenant, qui renvoie une image clairvoyante de l’humanité confronté à des situations extrêmes.

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On ne s’ennuie pas une seconde, on ne voit pas le temps passé, et comme souvent dans les films coréens, on prend toujours quelques minutes pour égratigner soit la police, soit le gouvernement, et ici c’est le gouvernement qui en prend un peu pour son grade. J’ai été un peu surprise qu’il n’y ait pas plus d’humour, en générale, les films coréens savent mélanger les genres les plus terribles avec un peu d’humour mais ici on n’en a pas des masses, si ce n’est un peu dans la première moitié du film.

Star Trek Sans limites : Affiche

Star trek

de Justin Lin

Chris Pine, Zachary Quinto, Simon Pegg, Zoé Saldana, Karl Urban, Idris Elba, Sofia Boutella

3,5/5

Le capitaine James T Kirk s’ennuie un peu à bord de l’Entreprise. Poursuivant l’exploration de la galaxie, la mission trop longue qui doit encore durer 3 ans, commence à peser sur les épaules du jeune capitaine Kirk qui va bientôt fêter son anniversaire. Il pense sérieusement à accepter une promotion pour devenir un amiral et dire adieu à l’entreprise. Mais alors qu’ils viennent d’arriver sur un énorme satellite de la fédération starfleet, ils reçoivent un sos provenant d’une nébuleuse non exploré. L’équipe du capitaine Kirk se rend alors dans la nébuleuse. Ils tombent dans un piège et le célèbre vaisseau est disloqué avant de s’écraser sur une planète.

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J’aime beaucoup le reboot star trek, j’ai aimé les deux premiers volets. Ce 3e film est de la même qualité que les deux premiers, le même humour, l’action, l’aventure spatiale. J’ai tout de même trouvé ce film un peu moins drôle que les deux premiers. Et coté scénario, le truc du sos bidon pour attirer les personnages pour qu’ils tombent dans un piège, c’est du déjà vu surtout dans l’univers de Star trek.

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J’ai beaucoup aimé retrouvé le capitaine Kirk qui ici se pose des questions à la veille de son anniversaire. Il repense à son père qui s’est sacrifié pour qu’il survive, il s’interroge sur les vrais raisons de son engagement avec starfleet. Spock lui aussi se pose des questions sur ce qu’il doit faire, ses devoirs envers sa race en voie de disparition, et sa relation avec Uhura.

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Ce coté introspection de soi est intéressant, mais gomme un peu le coté humoristique, peut être un peu plus présent dans les deux premiers films. Ce qui m’a beaucoup plut dans ce film, c’est le duo Spock/docteur MacCoy, obligé de se serrer les coudes, leur duo est très drôle, tout comme le duo entre Scotty et Jaylah joué par la danseuse Sofia Boutella. Et puis le méchant interprété par Idris Elba nous interroge sur une civilisation qui n’a plus besoin de faire la guerre et qui n’a plus d’ennemi.

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En bref, toujours un aussi bon casting, de l’humour, de l’action et donc un bon divertissement!

Divines : Affiche

Divines

de Ouda Benyamina

Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena, Jisca Kalvanda

4/5

Dans une banlieue parisienne Dounia vit dans la misère auprès d’une mère souvent soule. Elle rêve de gagner beaucoup d’argent et de ne plus vivre au jour le jour. Avec sa meilleure amie Maimouna, elle propose ses services à Rébecca, la plus grande dealeuse de la cité, et espère par gagner beaucoup d’argent. L’argent rentre doucement mais surement, et avec Maimouna, les deux jeunes femmes s’amusent beaucoup, mais bientôt, Dounia va trop loin et les choses échappent à son contrôle.

Divines : Photo Oulaya AmamraJ’ai beaucoup aimé Divines, un film fort, passionnel, excessif, mais pas sans défaut. La première partie du film nous montre la réalité des banlieues, le manque de perspective, l’absence d’espoir, la pauvreté, la routine du quotidien. Le discours que Dounia tient à sa professeur en bep est très vrai. C’est aussi un film bourré d’humour, on rit énormément dans Divines, il y a beaucoup de scènes drôles. C’est aussi un film très féminin. Ici les personnages fort, qui ont le pouvoir ou qui le cherche, sont des femmes, et j’ai aimé l’absence de femme objet, car il faut le dire, le cinéma français ne peut s’empêcher de dénuder ses personnages féminins ou de les transformer en objet sexuel à un moment ou à un autre. Ici, ce n’est pas le cas, pas d’utilisation de ce genre parce que le personnage est une femme, et ça fait du bien.

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Ici le personnage de Dounia est fort, déterminé, et rêve de sortir de sa vie de misère, de briser le destin qui veut qu’elle reste dans cette cité et cette pauvreté. Elle rêve de s’élever, elle est ambitieuse et surtout elle a la rage de vaincre. Petit à petit, elle s’endurcit, prend des risques, pète les plombs. J’ai aussi beaucoup aimé l’amitié fusionnelle entre Dounia et Maimouna, ces deux femmes qui sont prêtes à tout l’une pour l’autre, qui ne supportent pas être séparées.

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Pour ce qui est des défauts, je parlerais surtout de l’apparition du danseur/vigile, que Dounia et Mamouina observent du haut des coulisses, pendant que lui et d’autre danseurs, passent des auditions et s’entrainent avec un chorégraphe. L’attirance que Dounia ressent pour ce danseur, la fascination qu’elle ressent quand elle le voit dansé, permet de belles scènes, et l’histoire d’amour naissante entre ces deux personnages est touchante, mais me semble un peu hors sujet, et un peu contradictoire avec le reste.

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Un film fort, qui nous parle de banlieue mais qui en fait va beaucoup plus loin que ça. C’est la motivation de s’élever, la rage de vivre une autre vie, de changer sa destinée, de se donner les moyens d’y arriver quelque soit le prix à payer. Les deux actrices principales sont excellentes et la mise en scène subtile et douce, malgré le sujet. La fin est dure et brutale.

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