La tortue rouge – The strangers – Un traitre ideal

La Tortue rouge : Affiche

de Micheal Dudok De Wit

4/5

Un homme fait naufrage seul sur une ile déserte. Une colline, des rochers, une forêt de bambous, quelques crabes curieux, quelques fruits et un peu d’eau douce, rien de plus. Il essaye de fuir l’ile grâce à un radeau de bambou, mais étrangement à chaque fois qu’il tente de prendre le large, une tortue rouge géante détruit son radeau, l’empêchant de quitter l’ile.

La Tortue rouge : Photo

Le réalisateur d’animation néerlandais à travailler en collaboration avec les studios Ghibli et notamment Isao Takahata. Ici tout est épurée, les images, les personnages, l’histoire. Le film ne comporte aucun dialogue, on entend uniquement le bruit des vagues, des oiseaux, du vent dans les arbres, et quelques cris et rires humains. La tortue rouge, c’est plus un conte qu’un film au final. Cet homme qui ne pense qu’à quitter l’ile sur laquelle il a fait naufrage, une ile sur laquelle les tortues pondent leurs œufs, et qui n’arrive pas à dépasser la centaine de mètres du rivage à cause d’une étrange tortue rouge qui détruit à chaque tentative, le radeau du naufragé.

La Tortue rouge : Photo

Le film comporte donc quelques éléments fantastiques (SPOILER: notamment la tortue rouge, tombée amoureuse du naufragé et qui empêche l’homme de quitter l’ile. Ce dernier se vengera en tuant la tortue sur le sable. Le naufragé regrette son geste, mais il est trop tard, jusqu’à ce que finalement, la tortue se transforme étrangement en jeune femme rousse).

La Tortue rouge : Photo

La Tortue rouge : Photo

Le film dure 1h20, il envoute, et parle d’amour, de la vie, de son sens, de son cycle perpétuel, de la nature qui peut être belle et apaisante comme impitoyable ou inéluctable. Le contenu est beau et poétique et l’aspect extérieur n’est pas en reste. Les dessins et les couleurs sont sobres, le dessin est de toute beauté, sans rajouter de fioriture à une nature déjà sublime naturellement. Un film d’animation à voir, et qui convient à tout âge.

The Strangers : Affiche

de Na Hong Jin

Kwak Do Won,  Hwang Jeong Min, Kim Hwan Hee

4/5

Jong Goo, sergent dans la police, habite dans un patelin sans histoire avec sa femme, sa fille de 10 ans et sa belle mère. Un matin, il est appelé sur les lieux d’un crime monstrueux. Un jeune homme aurait assassiné très violement tous les membres de sa famille sans raison apparente, et est retrouver sur les lieux du crime dans un état second étrange. Très vite, les superstitions, les légendes urbaines et autres rumeurs refont surface, ce qui n’arrange pas l’état d’angoisse des villageois et de Jong Goo, en proie à de violents cauchemar. Les meurtres continuent avec d’autre massacres étranges, sanglants et sans raison. Puis Jong Goo découvre que sa fille développe certains symptômes présent chez les récents meurtriers. La belle mère est persuadé qu’elle a été possédée et décide d’appeler un chaman réputé.

The Strangers : Photo Kwak Do-Won

Du réalisateur coréen, j’avais vu the chaser, un excellent thriller, qui tient en haleine le spectateur comme rarement, et dont la fin me traumatise encore. Cette fois ci, je suis un peu plus préparer, je sais qu’avec ce réalisateur, tout peut très vite dérapé. Comme dans The chaser, et comme souvent dans les films coréens, même si le thème du film est glauque, même si’il s’agit d’un thriller, d’un film d’horreur ou d’un drame, il y a toujours quelques moments hilarants. Dans The strangers, on a droit aussi à ces moments comiques, malgré le contexte dramatique. Notamment dans la première heure, certaines scènes sont hilarantes, surtout autour du personnage principal Jong Goo, un policier un peu idiot. La salle à eut plusieurs fou rire, et ça faisait longtemps que je n’avais pas ri autant au cinéma.

The Strangers : Photo Han Chul, Kwak Do-Won

Mais bien sur, the strangers n’est pas une comédie et plus on avance dans l’intrigue plus le drame et l’horreur reprennent le dessus. Comme pour the chaser, ici l’ambiance est vraiment tendu. La pluie, les averses, les éclairs, la nuit silencieuse, la forêt où personne n’a envie de mettre les pieds, les rumeurs, les étrangers pointés du doigt, les superstitions, tout y est pour mettre dans l’ambiance. Ajouté à ça des dialogues qui fusent, un suspense prenant, une intrigue bien tournée, des personnages attachants, de l’humour bien dosé. Et surtout le réalisateur a su distillé les révélations, les rebondissements, les avancées de l’enquête pour faire en sorte qu’on ne sent pas du tout passé les 2h36 que dure le film. Pas un moment d’ennui ou de retombé. Et notamment une scène de rituels coréen avec chaman, tambours et feux de joie qui dure une bonne dizaine de minute et qui vous prend aux tripes du début à la fin.

The Strangers : Photo Kwak Do-Won

Un film entre thriller et horreur, avec une énorme louche d’humour, un film parfaitement maitrisé sur sa longueur avec d’excellents acteurs, notamment Kwak Do Won qui joue le policier, Hwang Jeong Min qui joue le chaman, et Kim Hwan Hee qui joue la petite fille du policier.

Un traître idéal : Affiche

3/5

de Susanna White

Ewan McGregor, Damian Lewis, Naomie Harris, Stellan Skarsgard

Perry et Gail forment un couple en pleine crise conjugale, et décident de passer un long week end à Marrakech pour réfléchir à leur futur. Ils font alors la connaissance de Dima, un russe exubérant et riche, qui les invite à plusieurs fêtes, et leur présente sa famille, sa femme, ses fils, sa fille ainée, et deux petites jumelles qu’il a adopté suite à la mort brutale de leurs parents. Lors de leur dernière soirée à Marrakech, Dima avoue à Perry qu’en réalité il est un membre très important de la mafia russe. Mais depuis peu, l’un des leurs surnommé le Prince, a conclu des accords lui permettant de donner une forme légale au blanchiment d’argent de la mafia. Pour cela, il a réussi à convaincre les chefs mafieux de lui transmettre le contrôle total des comptes bancaires de la mafia, afin de pouvoir ouvrir une banque tout ce qu’il y a de plus légale à Londres. Dima explique à Perry, que le dernier chef mafieux à avoir accepté s’est fait exécuté avec sa famille juste après la signature, et qu’il sait pertinemment que le même sort l’attend lui et sa famille. Il arrive à convaincre Perry de rapporter avec lui à Londres, une clé usb contenant certaines preuves de la corruption de certains membres haut placés du gouvernement britannique, en espérant pouvoir négocier son exil pour lui et sa famille avant leur exécution. Perry qui a pitié de Dima et surtout de sa famille, accepte.

Un traître idéal : Photo Stellan Skarsgård

Donc on suit ce couple londonien en vacance à Marrakech, lui est professeur de poésie à l’université de Londres, elle est une grande avocate. Leur couple est en pleine crise suite à la liaison de Perry avec une de ses étudiantes. Je n’ai pas trouvé le comportement de Perry très crédible, cet homme qui vient tout juste de rencontrer ce parrain de la mafia russe avec qui il sympathise un peu et qui au bout de deux petits jours, accepte d’emporter dans ses bagages une clé usb en Angleterre pour la remettre au MI-6 sans même regarder le contenu. J’ai trouvé le personnage trop naïf pour être crédible, même si finalement il n’y avait pas d’entourloupe.

Un traître idéal : Photo Damian Lewis

L’intérêt du film réside dans son casting. J’aime beaucoup Ewan McGregor, même si dans ce film on peut pas dire qu’il brille énormément, j’adore Damian Lewis, qui joue parfaitement les chefs du MI-6 blasé, au sang froid britannique sans faille, mais celui qui tire son épingle du jeu reste Stellan Skarsgard, qui retient l’attention du spectateur, cet homme exubérant, bon vivant, qu’on apprend à connaitre, qu’on voit dans le rôle de mari, de père. Même si le monsieur a du en faire des horreurs pour être dans les hautes sphères de la mafia russe, on s’attache à lui et à sa petite famille.

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Un traitre idéal reste un thriller plutôt bien mené, sans temps morts, qui nous entraine de Marrakech, à Londres, puis à Paris et à Bern, qui nous apprend certaines choses, en dénoncent d’autre, servit par un casting intéressant et qui a su distillé une petite tension, même si au final, il n’y a pas de surprise dans l’intrigue ou les rebondissements.

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2 thoughts on “La tortue rouge – The strangers – Un traitre ideal

    • Oui y’a beaucoup d’humour dans la première moitié du film, même si ce n’est pas du tout une comédie, les coréens aiment souvent mélanger les genres, c’est ça qui est intéressant dans leur cinéma.

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