3 dernières séances: Démolition – Good luck Algeria – Everybody wants some

Demolition

Demolition : Affiche

de Jean Marc Vallée

Jake Gyllenhaal, Naomi Watts

4/5

Davis Mitchell vient de perdre sa femme dans un grave accident de voiture, dont il ressort indemne. Il avait jusqu’alors tout pour être heureux, une jolie femme, un poste important dans la finance, une maison de rêve. Mais alors que toute la famille de la défunte la pleur, Davis lui, n’arrive pas à verser une larme. Alors qu’il s’interroge sur ce manque d’émotion total, il rencontre Karen, une mère célibataire qui élève son fils de 15 ans, Chris, en pleine crise d’identité sexuelle. Davis va se sentir très proche de cette famille, et passe beaucoup de temps avec Karen, puis avec Chris, et se découvre une passion extrême pour la destruction…

Demolition : Photo Jake Gyllenhaal

Je ne m’attendais à rien de spéciale en allant voir Démolition, je n’avais même pas vu la bande annonce. Du même réalisateur j’avais vu et adoré son film CRAZY. Démolition raconte l’histoire d’un homme qui ne sait pas faire son deuil et ne ressent aucune tristesse, ni aucune émotion face à la mort brutale de sa femme. Davis se remet en question, pourquoi ne pleure t-il pas sa femme? l’aimait-il? pourquoi l’a t-il épouser au départ? Étaient-ils heureux finalement?

Demolition : Photo Chris Cooper, Jake Gyllenhaal

J’ai beaucoup aimé suivre Davis dans son questionnement, ses doutes, sa façon de gérer la disparition de sa femme, son obsession de démolir tous ce qui lui tombe entre les mains. Mais j’ai surtout beaucoup aimé sa relation avec Karen, et sa relation avec son fils, Chris, qui ne sait pas déterminé s’il est ou non gay. La relation de ce trio est touchante, drôle, et très vivante. J’ai beaucoup apprécié qu’il n’y ait aucune romance entre Karen et Davis, ils s’aiment beaucoup, passent beaucoup de temps ensemble, mais ça reste une amitié profonde, et ça ça fait du bien.

Demolition : Photo Jake Gyllenhaal, Naomi Watts

Ce que j’ai beaucoup apprécié aussi dans ce film, c’est ce manque total de pathos ou de mélo, on ne tire pas sur la corde sensible pour faire pleurer dans les chaumières. D’ailleurs le film est étonnement drôle, j’ai ri plus d’une fois, certaines scènes sont même hilarantes. Une bonne surprise.

Good luck Algeria

Good Luck Algeria : Affiche

de Farid Bentoumi

Sami Bouajila, Frank Gastambide, Chiara Mastroianni

3.5/5

Samir et Stéphane sont deux amis de longues dates qui ont fondés une entreprise de fabrication de ski artisanaux. Alors qu’ils étaient sensés faire fortune grâce à un contrat signé avec un champion suédois, qui devait porter les skis de leur marque aux prochains JO, tout s’écroule lorsque le champion en question est aiguillé vers une autre marque par sa fédération. Au bord de la faillite, Stéphane arrive à convaincre Samir de se présenter au JO en ski de fond, en utilisant sa double nationalité, et ainsi concourir sous les couleurs de l’Algérie, pays qui n’a aucun autre sportif à présenter dans cette catégorie au JO. Samir rejette l’idée mais fini par se laisser convaincre, il renoue alors avec un pays qu’il connait à peine, qu’il n’a pas revu depuis sa petite enfance, et renoue aussi avec des origines et une famille qu’il avait complètement occulté.

Good luck Algeria : Photo Franck Gastambide, Sami Bouajila

J’avais entendu de bonnes choses concernant ce film, émouvant, drôle etc, et je n’ai pas été déçue. On suit Samir surtout, qui est la fierté de son père, venu s’installer en France pour travailler dans les mines et qui sera finalement resté. Samir à réussi sa vie, il est marié, père d’une petite fille, à réussi ses études, il est ingénieur, et l’entreprise qu’il a fondé avec son meilleur ami marche bien, du moins jusqu’au début du film.

Good luck Algeria : Photo Franck Gastambide, Sami Bouajila

Samir va renouer avec une partie de sa vie, une partie de ses origines, qu’il a complètement enterré sous un tapis. L’âge vieillissant de son père, qui parle souvent de repartir vivre en Algérie pour y mourir, mais aussi un héritage de terre cultivable, oblige Samir à se pencher sur ces origines. Ce pays dans lequel il passait ses vacances quand il était petit, cette langue qu’il comprend un peu mais qu’il ne parle pas, un pays et une culture qu’il a toujours rejeté. Son voyage en Algérie, dans le but de s’inscrire à la fédération de ski algérienne pour les JO, lui fait réaliser qu’il est complètement déconnecté de ce pays qui fait partie de lui malgré son rejet. Même sa propre mère, française d’origine, connait mieux l’Algérie et parle mieux l’arabe que Samir.

Le film est souvent très drôle, notamment les entrainements en ski de Samir, ou le choc des cultures avec une Algérie pas toujours nette, souvent corrompus. Parfois on tombe un peu dans le cliché, mais au finale, c’est plutôt drôle, même si je m’attendais à rire plus. La relation entre le père, la mère et leurs fils Samir est très touchante, et très juste, servi par d’excellents acteurs.

Everybody wants some

Everybody Wants Some !! : Affiche

de Richard Linklater

Blake Jenner, Glen Powell, Zoey Deutch, Wyatt Russell, Tyler Hoechlin, Ryan Guzman

3.5/5

A l’université du Texas, été 1980, Jake débarque sur le campus quelques jours avant le début des cours. Comme beaucoup d’étudiants de première année, c’est la première fois que Jake part vivre seul, loin de sa famille. Une nouvelle vie commence pour lui, à commencer par ses colocataires. En tant que joueur dans l’équipe de baseball de l’université, Jake partage une maison avec tous les autres membres de l’équipe, toute année confondue. On est vendredi après midi, et après des présentations sommaires avec ceux qui vont partagés son quotidien, Jake va connaitre les joies du campus, alcool, filles délurées, et liberté totale.

Everybody Wants Some !! : Photo Austin Amelio, Forrest Vickery, Tanner Kalina

J’aime bien les films de Linklater, j’ai adoré sa trilogie sur le couple avec Before surise, Before sunset et Before midnight, j’ai apprécié la comédie Rock academy, et j’ai vraiment adoré Boyhood. Everybody wants some nous plonge au tout début des années 80, il y a encore les pattes d’éléphant sur les jeans, les pantalons et shorts taille haute, les chaussettes hautes, les moustaches, les coupes au bol, on a parfois l’impression de voir un épisode de 70’s show. On est aussi à un embranchement culturel en cette fin de 1980, le disco vit ses dernières heures, le punk fait son apparition tout comme le rap et le rock prend son envol. Le film se déroule sur un week end, et notre groupe d’étudiants à le temps de se déhancher sur les pistes disco, sur lesquelles ils sont très à l’aise, mais déjà ils ne sont plus à la page, quand ils se rendent sans trop le vouloir à une soirée punk.

Everybody Wants Some !! : Photo Austin Amelio, Glen Powell, Juston Street

Everybody Wants Some !! : Photo Blake Jenner, J. Quinton Johnson

Bien sur, premiers jours sur le campus, Jake et d’autre petits nouveaux vont vivre un petit bizutage, mais rien de bien méchants, les petits nouveaux vont aussi devoir s’intégrer et trouver le bon équilibre entre rentrer dans le moule et ne pas non plus se laisser faire, il faut savoir s’affirmer et se faire respecter, sans être agressif, pas facile! et puis il y a les filles, les filles faciles, délurées, mais pas que, Jake va aussi croiser des filles qui en ont dans la caboche, même si l’image de la femme n’est pas flatteuse dans le film, exception faite de l’héroïne Beverly, poète, artiste, intelligente, qui tape dans l’œil de Jake.

Everybody Wants Some !! : Photo Glen Powell

Un film sympathique pour sa plongée dans l’année 1980, qui annonce des bouleversements et changements qui vont très vite devenir la nouvelle mode, avec une brochette de jeunes étudiants sympathiques, qui ne sont pas fantasmés. Ils ont entre 18 et 20 ans, vocabulaire vulgaires, blagues graveleuses, ne pensent qu’aux filles et à boire de l’alcool. Un film sans prétention, qui fait rire, avec une bande originale géniale.

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