Les délices de Tokyo – Tout en haut du monde – Carol

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de Naomi Kawase

Kirin Kiki, Masatochi Nagase, Kyara Uchida

4/5

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De nos jours à Tokyo, Sentaro est le gérant d’une petite gargote qui vend des dorayakis, des petites crèpes japonaises fourrées d’une pâte de haricot rouges confits. Sentaro est maitre dans l’art de faire la pâte à crêpes mais n’a jamais su faire les fameux haricots confits. Sa clientèle est surtout composée de lycéennes qui viennent prendre un gouter rapide, et parmi elle, Wakane, collégienne élevée par une mère célibataire qui ne pense qu’à s’amuser et ne s’intéresse nullement à sa fille que Sentaro considère un peu comme sa petite soeur. Un jour, Tokue, une vieille dame de 76 ans se propose de devenir aide cuistot auprès de Sentaro et pour le convaincre, elle démontre son talent dans la conception des fameux haricots rouges confits.

Les délices de Tokyo : Photo Kirin Kiki

J’aime beaucoup Naomi Kawase, j’ai vu plusieurs de ses films. En allant voir Les délices de Tokyo, je m’attendais à un film qui parle de cuisine et de recettes secrètes. Finalement les délices de Tokyo c’est la rencontre entre trois générations à Tokyo, une vieille dame, un homme mure, et une jeune ado.

Chaque génération à son lot de problème et de fardeaux lourds qui mettent les personnages au ban de la société. On découvre rapidement que Tokue fut atteinte de la lèpre et donc écarté de la société, Sentaro a commis des actes de violence qui ont eu de graves conséquences pour certaines personnes, et Wakana malgré son jeune age, est isolée des autres jeunes de sa classe, avec une mère célibataire égoïste et peu intéressée par le futur de sa fille.

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Les délices de Tokyo nous parle des échanges entre générations, de ce que l’on peut apprendre des uns des autres, de la solidarité, de la sagesse des anciens. On passe par toutes les émotions, il y a beaucoup d’humour, j’ai adoré écouté Tokue apprendre à Sentaro à faire les haricots rouges confits, on rit de bon cœur à plusieurs reprises, j’ai beaucoup aimé le lien qui se tisse entre Sentaro et Tokue, cette vieille dame pleine de ressources et d’énergie, pas aigrie pour un sou malgré toute sa vie passée à être bannie de la société. J’ai aussi beaucoup aimé la relation entre Sentaro et Wakane, cette façon de l’aider sans en avoir l’air et sans s’immiscer dans sa vie privée.

Les délices de Tokyo : Photo Kirin Kiki

Il y a aussi beaucoup de scènes émouvantes, notamment autour de Tokue, c’est vraiment très touchant. L’histoire se déroule en fonction des saisons, les cerisiers en fleurs au printemps, la chaleur écrasante de l’été, les feuilles rouges des érables en automne, et les froideurs de l’hiver. Naomi Kawase prend le temps de filmer les saisons, de filmer les arbres, la nature, sa façon de faire m’a fait un peu penser au cinéma de Terrence Malick, cette façon de prendre le temps de filmer un rayon de soleil, le vert des feuilles…mais si c’est très beau, n’est pas Terrence Malick qui veut, il a une véritable poésie dans sa façon de filmer, qui va au delà de la technique. Naomi Kawase est douée, mais pas autant.

Les délices de Tokyo : Photo Kirin Kiki

Reste un film extrêmement beau, poétique, vraie, qui nous parle de la transmission entre génération, la sagesse des anciens, et  nous parle également d’un sujet peu vu au cinéma, celui du sort réserver aux pauvres gens atteints de la lèpre dans les années 50 au Japon et qui furent traités comme de véritables prisonniers. A ne pas manquer si vous pouvez le voir.

Tout en haut du monde : Affiche

Tout en haut du monde

de Rémi Chayé

4,5/5

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Fin du 19e siècle, Sacha est une jeune fille de 15 ans de la noblesse russe. Elle a du mal à se remettre de la mort de son grand père, Olukine, un navigateur partie deux ans plus tôt pour le pole nord à bord d’un navire insubmersible qui a couté une fortune. Pour Sacha, Olukine était la personne qui la fascinait le plus. Le tsar n’a jamais vraiment pardonné à la famille d’Olukine la perte du Davai, le fameux bateau construit pour des fortunes pour permettre à Olukine d’atteindre le pole nord. Sacha découvre un peu par hasard certains éléments qui lui indiquent que son grand père n’est pas passé par la route prévue. Persuadé qu’elle peut retrouver le Davai, elle fugue de chez elle pour partir à sa recherche, et ainsi rétablir l’honneur de son grand père et celui de sa famille.

Tout en haut du monde : Affiche

J’aime beaucoup l’animation française, on en a pas beaucoup sur nos écrans, mais ce sont très souvent de véritables petits bijoux, rien à voir avec les grosses productions américaines, les français misent tout sur une animation plus classique, plus poétique, et j’ai rarement été déçue. Il y a bien sur les dessins animés célèbres de Michel Ocelot qui sont enchanteurs, comme les Kirikou, Princes et princess, les contes de la nuit, Azur et Asmar. Mais il y en a de moins connus qui m’ont tout autant enchanté, comme les films de Jean François Laguionie avec L’ile de black mor, Le chateau des singes, ou le magnifique Le tableau, ou encore Sylvain Chomet avec le très beau L’illusionniste.

Tout en haut du monde : Affiche

Ici j’ai été tout autant enchanté et touché. J’ai été touché par cette jeune fille qui rêve d’aventure, sa relation avec son grand père émouvante. J’ai adoré la voir prendre le large d’une société stricte, sévère et peu encline à écouter une fille qui n’a que 15 ans. J’ai adoré la voir partir pour le pole nord et son aventure dans les eaux pleines d’iceberg et de danger.

Tout en haut du monde : Affiche

L’histoire et les personnages sont très réussies, mais l’animation l’est encore plus; les décors de mer, d’icebergs, de neige, tout ce blanc immaculé, on arrive à ressentir le froid glaciale du blizzard, on arrive presque à sentir les flocons dures s’écraser sur notre visage et nos yeux comme sur ceux de la pauvre Sacha, prise au piège d’une météo hostile. Il y a de magnifiques scènes, notamment vers la fin et ces merveilleux paysages blancs qui prennent des couleurs extraordinaires sous le soleil couchant.

Un film magnifique, d’une grande poésie, qui m’a beaucoup touché, à ne pas manquer non plus!

Carol : Affiche

Carol

de Todd Haynes

Cate Blanchett, Rooney Mara, Kyle Chandler

2,5/5

New York dans les années 50. La jeune Thérèse travaille comme vendeuse au rayon jouets d’un grand magasin. Elle vit seule dans un petit appartement, et partage son temps libre entre son petit copain qu’elle apprécie sans plus, et son hobby de la photo. Un jour elle croise le chemin de la très sensuelle Carol, une femme aisée qui frôle la quarantaine, mère d’une petite fille et en instance de divorce avec son mari. Car Carol aime les femmes, et elle ne peut plus vivre dans le mensonge. Entre les deux femmes c’est le coup de foudre.

Carol : Affiche

Je suis allée voir Carol parce que j’avais entendu beaucoup de bien de ce film et parce que j’aime beaucoup Cate Blanchett. Carol parle de relations interdites dans les années 50 très conservatrices des Etats Unis. Le film nous montre une société américaine coincée, qui ne souhaite aucune évolution, aucune modernisation, figée dans des valeurs qui ne sont plus d’actualité. Carol nous montre aussi un pays où les apparences sont reines, les femmes doivent être impeccables, dans leurs coiffures, leurs vêtements, mais aussi dans leur allure ou leurs postures, la femme parfaite, qui ne semble jamais souffrir.

Carol : Affiche

Entre Thérèse et Carol tout est différents, elle n’ont aucun point commun : différence de physique, d’éducation, d’origine sociale, de classe sociale, l’une est issu de la bourgeoisie, est mère de famille, mariée, riche, l’autre est jeune, pauvre, célibataire et doit travailler pour se payer un toit et un repas. Et pourtant entre les deux c’est le coup de cœur. En tout cas pour nous spectateur, la passion et l’amour ne sont pas au rendez-vous !

Carol : Affiche

J’ai trouvé l’histoire classique mais surtout assez insipide. En fait il ne se passe rien du tout dans le film, ou du moins pas grand-chose. Aucune originalité, aucune surprise, deux femmes que tout opposent tombent amoureuses l’une de l’autre, elles s’évadent de leur quotidien en partant en voiture pour un voyage vers l’ouest, elles deviennent amant, un détective privé enregistre leurs ébats, le mari fait la pression à sa femme pour lui faire payer sa relation homosexuelle, mouais…mais surtout entre les deux femmes il n’y a aucune alchimie, leur relation sensé être passionnée, laisse froide, on est dans des eaux glaciales, c’est pauvre en émotion. Personnellement je n’ai rien ressenti pour ces deux personnages, si ce n’est un peu de peine quand Carol est séparée de sa fillette. Cate Blanchett fait le minimum syndical, et Rooney Mara garde un visage figée du début à la fin.

Carol : Affiche

Au finale, le seul point fort c’est les jolies images et la reconstitution des années 50. Sans ennuyer le film lasse un peu.

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4 thoughts on “Les délices de Tokyo – Tout en haut du monde – Carol

  1. Bonsoir Trillian, concernant Les délices de Tokyo, je suis contente que le film t’ai plu. Personnellement, je suis retournée le voir une deuxième fois dimanche avec la maman de mon ami qui a aimé. J’en suis ravie. Je n’en dirais pas autant de Carol. Bonne soirée.

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