Le cercle des illusionnistes – Le porteur d’histoire

coup de coeur

Voici deux pièces que j’ai vu récemment, l’une en novembre l’autre la semaine dernière. Deux pièces programmées au théâtre des champs Élysées et toutes les deux écrites et mises en scène par Alexis Michalik, que j’ai connu avec la pièce revisitée de La mégère un peu près apprivoisée et R+J (Roméo et Juliette), deux pièces que j’avais adoré, deux pièces dont la mise en scène est originale, prenante, avec toujours un humour très présent, j’avais eu deux coups de cœur pour ces deux pièces.

Le cercles des illusionnistes et Le porteur d’histoire ont pour point communs, en plus d’être écrites et mises en scène par Michalik, d’être deux histoires originales, et d’être deux pièces qui racontent une histoire dans une histoire dans une histoire.

Illusionnistes

Le cercle des illusionnistes démarre en 1984 dans un bar parisien. Décembre, un marginal, attend Avril, une jeune femme. Décembre lui a donné rendez vous pour lui rendre son porte feuille qu’il a trouvé dans le métro. En réalité, Décembre est un pick pocket et a volé le porte feuille de la jeune femme mais en voyant sa photo sur sa carte d’identité, il est tombé sous le charme et lui donne donc rendez vous. L’histoire démarre ainsi mais on est transporté au coté de Robert Houdin au 19e siècle qui rêve de briser la tradition familiale et l’entreprise d’horloger pour devenir magicien, ou au coté du petit George qui rêve de briser la tradition familiale avec l’usine de chaussure pour se lancer dans la peinture, ou la photographie et qui va découvrir les premiers pas du cinéma.

Ces histoires qui n’ont pas l’air d’avoir de points communs, se mêlent et se croisent, Houdin, Méliès, et les deux héros des années 80 Décembre et Avril, qui découvrent les mystères du passé, le soir de la finale de la coupe d’Europe de football. Le cercle des illusionnistes parlent des rêves qui passionnent, qui obsèdent, qui ne se réalisent pas souvent. Des personnages qui persistent envers et contre tout à poursuivre leurs rêves, leurs passions, quittent à ne plus rentrer dans les moules de leurs sociétés, quittent à décevoir leurs familles.

Fondation Jacques Toja pour le théâtre

Le cercle des illusionnistes, c’est drôle, magnifiquement raconté, Michalik sait raconter des histoires originales, et sait mettre en scène. Tout est originale, les décors, l’histoire, la mise en scène et les acteurs sont tous extrêmement talentueux, trois hommes et deux femmes qui se partagent tous les rôles de la pièce. Il y a de la magie, du  mystère, des rebondissements, un peu d’émotion et beaucoup d’humour.

Du coup, j’ai pris ma place quelques semaines plus tard pour voir l’autre pièce de Michalik qui se joue en ce moment, Le porteur d’histoire.

Cette fois ci, on suit Martin Martin, un homme perdu dans la vie et perdu au fin fond des Ardennes, pour enterrer son père qu’il n’a pas vu depuis longtemps. On retrouve Martin Martin dix ans plus tard, au fin fond du sud algérien, dans un coin paumé. Il fait la rencontre d’une jeune femme algérienne, Alia et de sa jeune fille, à qui il conte son aventure suite à la découverte de carnets datant du 19e siècle, le jour où il a enterrer son père dans les Ardennes. Les carnets sont écrits par une certaine Adelaide Saxe Bourville, qui raconte son aventure extraordinaire à travers le monde, à la recherche d’un trésor et d’un savoir légendaire qui remonteraient jusqu’à l’antiquité.

Encore une fois, un coup de cœur pour cette pièce, comme pour toutes les pièces mises en scènes par Michalik. Beaucoup de points communs avec Le cercle des illusionnistes. Ici aussi il y a des histoires qui remontent dans le temps mais qui restent imbriquées les unes aux autres. J’ai adoré suivre Martin, son arrivée dans les Ardennes un soir de pluie, son passage en Algérie, sa manière de raconté l’histoire, et ses flash back dans le temps pour suivre cette mystérieuse Adélaïde, qui parcourt le monde à la recherche de ce fabuleux trésor, entouré de mystères et d’énigmes, qui voyagera dans le monde entier. On y croise encore une fois des personnages historiques, Marie Antoinette, Madame de Polignac, Eugène Delacroix, et surtout Alexandre Dumas. Une fois encore, c’est une mise en scène énergique, originale, une fois encore c’est une histoire originale, nouvelle, pleine de fantaisie, de magie, d’humour, d’émotion, d’histoires qui s’imbriquent les unes aux autres pour former un tout. Encore une fois, des acteurs géniaux qui jouent chacun plusieurs rôles, les décors changent entre deux répliques, les personnages changent de costumes tout en parlant.

Bref, deux coups de cœur pour ces deux pièces de théâtre, si vous avez l’occasion d’y aller, n’hésitez pas! Les deux pièces se jouent jusqu’au 31 décembre.

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