La rage au ventre – Coup de chaud – Dheepan

Pendant ces vacances d’été, on peut pas dire que j’ai rentabiliser ma carte ugc. L’été n’a jamais été une saison intéressante pour le cinéma, cette année c’est le pompon! Donc en un mois et demi j’ai vu trois films, La rage au ventre, Coup de chaud et Dheepan.

La rage au ventre

3/5

de Antoine Fuqua

Jake Gyllenhaal, Rachel McAdams, Forest Withaker

Billy, enfant abandonné sortie de l’orphelinat, est devenu l’un des plus grands boxeur de sa génération. Imbattable, il a fondé avec l’aide de sa femme, Maureen, qu’il a connu à l’orphelinat, un véritable empire. Belle demeure, belle fortune, entourés d’amis, ils élèvent leur fille Leila dans l’opulence. Mais lors d’une soirée mondaine, Maureen se retrouve au milieu d’une rixe, et prend une balle perdue. Bily ne se remet pas de la mort de sa femme, se laisse aller, et commence à tout perdre petit à petit jusqu’à sa propre fille…

Jake Gyllenhaal est excellent dans le rôle de ce boxeur parti de rien, qui ne possédait rien, qui n’avait personne, qui arrive au sommet et qui perd tout. L’histoire est classique, celle de celui qui a tout et qui dégringole pour toucher le fond. Forest Withaker est aussi très bon dans le rôle de l’entraineur de boxe, qui enseigne le sport aux jeunes garçons désœuvrés du quartier et qui accepte de coacher Billy, afin qu’il reprenne le contrôle de sa vie. Là aussi le rôle est classique, celui du vieux sage qui vit dans les quartiers populaires et qui met son savoir et sa sagesse à disposition des jeunes du quartier.

Bon, les personnages comme l’histoire sont simples, peu originaux, on sent le déjà vu, quelques caricatures, quelques facilités, et grosses ficelles, de l’émotion exacerbée afin d’émouvoir les spectateurs. On sent que certaines scènes appuient de manière un peu trop visible sur le larmoyant. Le film rappelle un peu la saga des Rocky. A voir pour les quelques scènes de boxes.

Coup de chaud

3.5/5

de Raphael Jacoulot

Jean Pierre Daroussin, Gregorie Gadeboie, Karim Leklou, Carole Frank

 

Dans un petit village du sud de la France, l’été bat son plein. Il fait chaud, la pluie se fait attendre et les agriculteurs de la région sont en peine, en particulier Diane, qui manque cruellement d’eau pour son blé. Les Blin, viennent de s’installer dans la région et essayent de s’intégrer à la vie du village, et comme tout le monde, ils sont témoins des agissements de Josef, un jeune adulte de la région quelque peu dérangé, qui sévit dans le village et trouble la tranquillité des lieux. Très vite les tensions montent, et les choses dégénèrent.

Un film qui peut paraitre lent, mais qui ne l’est pas en fin de compte, car je n’ai pas vu le temps passé, et je n’ai pas senti d’ennui du tout. On apprend à connaitre le quotidien des villageois, des jeunes et des moins jeunes, le tout durant un été caniculaire.

On voit tout ce qui fait le quotidien et les difficultés d’un village classique, les petits chouchous, et les bêtes noires. L’atmosphère devient vite plus pesante, et l’ambiance se dégrade, on sent que quelque chose d’horrible pourrait se produire à tout moment sans trop savoir quoi. Un film qui vaut le coup d’œil, surtout pour son casting, très bon.

Dheepan : Affiche

Dheepan

4/5

de Jacques Audiard

Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby

 

 

Dheepan, Yalini et Illayaal ont en commun d’avoir souffert de la guerre au Sri Lanka. Dheepan, ancien soldat, rencontre Yalini une jeune femme qui veut tenter sa chance en Europe, tout comme lui. Pour se donner toutes les chances, ils emmènent une jeune orpheline, et se font passer pour une famille. Ils arrivent en France et demande asile. Ils sont alors envoyés dans une cité très sensible d’une banlieue lointaine. Dheepan devient le gardien d’immeuble, sa “femme” s’occupe d’un vieil homme de la cité, et Illayaal est inscrite à l’école. Les débuts sont dures pour Dheepan et Yalini qui ne connaissent quasiment aucun mot de français, et qui doivent se reposer sur Illayaal qui s’adapte plus facilement. Alors que Dheepan trouve un certain équilibre dans cette vie, Yalini ne pense qu’à partir pour l’Angleterre où l’attend sa cousine.

Dheepan : Photo Kalieaswari Srinivasan, Vincent Rottiers

J’adore le cinéma de Jacques Audiard, l’un des rares réalisateurs français contemporain qui fait encore de bons films. J’avais adoré Sur mes lèvres, Le prophète et De battre mon cœur s’est arrêté. Dheepan raconte la fuite, l’arrivée et l’installation de trois réfugiés sri lankais sur le sol français. La vie leur semble d’abord douce, loin de la guerre, des camps de réfugiés, la cité est le cœur de trafic en tout genre, et d’actes de délinquances, mais aux yeux des trois réfugiés, la vie leur semble calme. Illayaal va à l’école, Yalini est trop heureuse de gagner 500€ (une somme énorme pour elle) par mois juste en faisant la cuisine et le ménage pour un vieil homme invalide, et Dheepan se sent bien à nettoyer et réparer tout ce qui ne va pas dans la cité, les gens lui disent bonjour, le reconnaissent. Mais très vite, l’euphorie des débuts fait place à la réalité. Illayaal a du mal à se faire des copines, et manque d’affection auprès de ces faux parents, Yalini se rappelle que son but est de partir rejoindre sa cousine en Angleterre et commence à perdre patience, et Dheepan se rend compte de la réalité des trafics et autres crimes qui se passent dans la cité.

Dheepan : Photo Antonythasan Jesuthasan, Claudine Vinasithamby

Dheepan, comme tout les films d’Audiard, est prenant, on s’attache aux trois membres de cette famille recomposée, on découvre leurs défauts, leurs envies, leurs rêves. Ce n’est pas parce qu’ils ont vécut la guerre et fuit leur pays, qu’ils ont envie de passer le reste de leur jours dans un taudis à faire des petits boulots ingrats, et ça c’est surtout Yalini qui s’en rend compte et ça peut se comprendre. On se met à leur place. Le film s’accélère, on se demande ce qui va se passer pour ces trois réfugiés.

Dheepan : Photo Antonythasan Jesuthasan

Le film a crée une petite polémique quant à l’image qu’il donne des banlieues. Bien sur les cités et les banlieues ne sont pas toutes comme décrite dans le film, mais certaines le sont et je n’ai pas trouvé que Dheepan soit un film caricaturale. J’ai trouvé le tout assez réaliste, aussi bien dans le caractère des personnages que des lieux. Par contre, j’ai été plus dérangé par les dernières minutes du film dans lesquelles on voit la petite famille installée en Angleterre. On sent qu’il a du se passer au moins deux ans, depuis leur départ de France, on les voit dans une jolie maison de banlieue entouré d’amis et de famille retrouvée, où tout le monde semble heureux et bien intégrés, on sent que Yalini a une vie agréable et Dheepan est devenue chauffeur de taxi. Je veux bien croire (et facilement) qu’ils se soient bien mieux intégrés en Angleterre qu’en France, où l’on donne plus facilement sa chance, et qu’ils ont été probablement aidé par la fameuse cousine de Yalini, mais à ce point c’est un peu trop bisounours et nuages roses!

 

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