Big eyes

Big Eyes : Affiche

de Tim Burton

Amy Adams, Christoph Waltz, Danny Huston, Krysten Ritter

3.5/5

Dans les années 50, Margaret décide du jour au lendemain de quitter son mari et sa maison de banlieue ennuyante, avec sa fille, et de partir recommencer une nouvelle vie en Californie. Timide, peu sur d’elle, elle arrive tout de même à trouver du travail et peignant des meubles pour enfants à la chaine. Car Margaret est une artiste, une peintre, qui aimerait vivre de son art. Tous les week end, elle s’installe dans un parc avec sa fille et peint pour une misère des portraits des badauds. Elle y rencontre Walter Keane, un peintre qui propose des tableaux des rues de Montmartre. Les deux artistes sortent ensemble et finissent par se marier. Walter admire le travail de sa femme qui ne peint que de jeunes enfants avec d’étranges yeux disproportionnés. Entre son talent artistique à elle, et son don du commerce et de la vente à lui, les tableaux de Margaret ne tardent pas à se vendre comme des petits pains et pour être sur que ça continue de se vendre, Walter décide de s’attribuer les œuvres de Margaret.

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz

On est loin de l’univers fantastique, sombre, étrange et parfois flippant de Sweeney Todd, Beetlejuice, Dark shadows, Frankenweenie, Batman, Edward aux mains d’argent, Sleepy hollow, ou Les noces funèbres. On est pas non plus dans l’univers complètement farfelue de Mars attacks, Ed Wood, Pee Wee big adventure, ou même de Charlie et la chocolaterie.

Big Eyes : Photo Amy Adams

Big eyes c’est d’abord une histoire vraie, celle de Margaret Keane dont le mari s’est approprié son travail artistique, pour mieux vendre les œuvres. Car dans les années 50, les femmes artistes se vendaient difficilement.

Malgré une base tirée d’une histoire vraie, Burton ne se laisse pas aller à nous faire un biopic, ou un drame à l’américaine, classique, linéaire, sans âme. On retrouve parfois l’aspect farfelue et loufoque du réalisateur, même si ça reste dans une moindre mesure. Le film ne tombe jamais dans le mélo, c’est plutôt une comédie, qui prend parfois des airs un peu plus dure, mais le film reste drôle à voir.

Big Eyes : Photo Christoph Waltz, Danny Huston

Ce qui m’a plut d’emblée, c’est la voix off, qui présente les personnages au début du film et qui intervient un peu tout au long de l’histoire, la voix d’un journaliste qui à côtoyé le couple Keane dès leurs début.

Burton retrouve les couleurs bonbons acidulés et les logements bien proprets et bien alignés des années 50, qui n’est pas sans rappeler Edward aux mains d’argent. Comme le dit la voix off, Margaret Keane décide de divorcer de son mari à une époque où ce n’était pas encore une chose à la mode! Burton nous montre donc les difficultés pour une femme seule de faire sa place dans un monde d’hommes, et encore une fois la voix off souligne la réalité des mœurs au début du film “Aux États Unis, dans les années 50, la vie est plus que belle…Si vous êtes un homme”.

Big Eyes : Photo Amy Adams, Christoph Waltz, Krysten Ritter

J’ai beaucoup aimé l’histoire de cette femme qui a toujours été dominé par les hommes, elle passe de fille de, à femme de, puis à mère de, et n’a jamais eu l’opportunité de se définir, de se connaitre, de se développer en tant que personne à part entière. L’histoire de cette femme qui trouve le courage de quitter son premier mari ennuyant, tout ça pour tomber à nouveau dans les bras d’un second mari qui s’avère parfait jusqu’à ce qu’il décide de s’approprier les œuvres de la pauvre Margaret. Et tandis que son mari dépourvue du moindre talent artistique, devient célèbre et adulé pour le travail de sa femme, Margaret est cantonné au fin fond de son studio, à peindre encore et toujours, et à jouer les gentilles femmes silencieuses et idiotes lors des soirées mondaines.

J’ai beaucoup aimé voir le parcours de cette femme, si timide et naïve, qui va finalement s’affirmer et défendre la maternité de ses œuvres, avec l’aide de sa fille qui pour le coup, secouera un peu sa mère dans les moments plus difficiles.

Christoph Waltz est toujours excellent, (mais quand ne l’est il pas?) et surtout Amy Adams m’a bluffer dans ce rôle, alors que jusqu’ici elle était à mes yeux, une actrice correct qui ne m’a jamais marqué plus que ça.

J’ai donc beaucoup aimé le film, l’ambiance acidulé des années 50 avec cette envie de perfection visuelle qui permet de mieux caché ce qui ne va pas, les acteurs, il y a beaucoup d’humour et la touche Burton avec un coté parfois farfelue et originale dans la réalisation, même s’il reste bien sobre et discret par rapport aux films qui ont fait son succès.

Advertisements

2 thoughts on “Big eyes

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s