Broadway Limited tome 1 : Un diner avec Cary Grant

de Malika Ferdjoukh

4.5/5

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Jocelyn Brouillard, jeune français de 17 ans, débarque en automne 1948 à New York pour étudier la musique au Penhaligon collège, grâce à une bourse. Il laisse la France et sa famille aimante derrière lui, pour découvrir l’Amérique, ses contradictions, sa musique, sa modernité, ses étrangetés. Il débarque dans la pension Giboulée, et est accueilli par plusieurs jeunes filles, légèrement plus âgées que  lui. La directrice Madame Merle, est déconcertée. Elle avait accepté Jocelyn comme locataire en pensant qu’il s’agissait d’une fille, car à la pension Giboulée, on n’accepte que des gens du beau sexe! Mais grâce à un pot de soupe d’asperge et à un talent certain au piano, Jocelyn arrive à se faire accepter à l’essai par la propriétaire, Artemisia, surnommée le dragon. Jocelyn commence alors sa découverte de New York avec l’aide de ces colocataires, Manhattan, Chic, Paige, Hadley, qui tentent toutes de percer dans le monde du théâtre et de la danse, chacune avec ses qualités et ses problèmes personnels.

J’ai tout simplement adoré ce roman! Au début, j’étais un peu perdu, il y a un nombre assez important de personnages qui débarquent tous en même temps, les jeunes femmes qui vivent à Giboulée, Paige, Chic, Manhattan, Hadley, Ursula, Etchika, Charity, les femmes qui dirigent et gèrent la pension, Artemisia, Madame Merle, Ester, et les voisins, Monsieur Bezerides et sa fille Dido. Sans parler de tous les personnages secondaires que l’on croise au fil des aventures des personnages…j’ai mis un premier tiers du roman pour me familiariser avec toutes les jeunes femmes, leurs histoires personnelles, leurs ambitions à chacune, leurs parcours. Jocelyn fait le lien entre chaque personnage, mais le livre consacre des chapitres à chacune, Hadley qui a autrefois danser avec Fred Astaire, et qui se retrouve cigarette girl dans une boite la nuit, vendeuse de beignet le jour, afin de subvenir à ses besoins et à ceux de son neveu, dont la mère est partie au soleil pour se soigner d’une grave maladie; Il y a Chic, qui court les prétendants riches entre deux publicités qui lui permettent de vivre; Paige, qui rêve de grands rôles au théâtre et qui s’est épris d’un riche Addison qui a bien 20 ans de plus qu’elle, et enfin Manhattan, danseuse dans une troupe de théâtre et qui vient de retrouver son père déserteur…

Chaque histoire est prenante, chaque personnage possède une profondeur, un passé, une souffrance, une ambition, un rêve, le roman est un souffle de jeunesse, plein d’espoir, de rêve, de désir, d’attente. On passe Halloween, Thanksgiving, jusqu’à la veille de noël.

On s’attache progressivement aux personnages, en particulier Manhattan et Hadley, dont on apprend beaucoup de choses sur leurs passés et leurs vies. Je suppose que dans les tomes suivant on en apprendra peut être plus sur certaines autres pensionnaires qui ne sont pas vraiment approfondie dans ce roman ci (ou alors elles sont destinées à rester en arrière plan?). Outre les découvertes de Jocelyn, comme sa visite dans un supermarché, l’achat de bas pour sa sœur, le jazz, la place des noirs dans la société américaine, la visite de l’Empire state building, on suit aussi le parcours de ses filles qui rêvent de percer dans le monde du spectacle, et ce n’est pas facile! Les histoires personnelles de Manhattan, mais surtout celle de Hadley, sont romanesques comme pas possible, sans jamais tomber dans la mièvrerie, sans qu’il y ait un coté trop fleur bleue, ce sont de belles histoires et de belles rencontres.

Certains passages sont entrainants, d’autre complètement passionnant! Le roman est un véritable hommage aux comédies romantiques des années 40 et 50, avec ces amours contrariés, ces quiproquo et ces rencontres ratés, comme le passage dans la librairie, qui est un crève cœur, le poétique bal de fin d’année de Jocelyn et Dido, ou encore la rencontre entre Hadley et Arlan dans le train Broadway limited. Le nombre de référence aux films de l’époque, aux acteurs de théâtre et de cinéma, peuvent perdre pas mal de lecteurs. Rare sont ceux qui peuvent se vanter de connaitre tout les noms, titres, chansons, qui sont cités en référence dans le roman! On retrouve encore une fois la jolie plume de Malika Ferdjoukh, son style virevoltant, son sens de la répartie, son humour. Un véritable bonheur à lire, en espérant que la suite ne soit pas trop longue à nous arriver!

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