The water diviner, avant première avec Russell Crowe

La Promesse d'une vie : Affiche

de Russell Crowe

Russell Crowe, Olga Kurylenko, Yilmaz Erdogan, Cem Yilmaz

4/5

1919, Joshua Connor, un fermier australien, a perdu ses trois fils lors de la première guerre mondiale, durant la bataille de Gallipoli. Une nuit, sa femme met fin à ses jours. Joshua se retrouve seul et espère honorer la promesse qu’il a faite à sa femme, celle de retrouver les corps de ses fils. N’ayant plus rien qui le retient, il décide de se rendre en Turquie, qui est dorénavant un allié important des anglais. Pour l’aider à trouver les corps de ses fils, Joshua dispose d’un journal tenu par l’un des ses enfants, qui lui permet de retracer les dernières heures de leurs vies. Il s’installe dans un hôtel d’Istanbul, et part sur les vestiges de la bataille de Gallipoli, aider surtout par un commandant Turc, qui a vécut la fameuse bataille.

La Promesse d’une vie : Photo Yilmaz Erdogan

Hier soir donc, je me suis rendu à l’avant première du premier film réalisé par Russell Crowe. Au départ, je pensais que la présence de Russell Crowe se limiterait à un bonjour et à un traditionnel “merci d’être venu voir mon film, j’espère qu’il vous plaira”. Et bien belle surprise hier soir, parce qu’une fois le film fini, Russell Crowe et Olga Kurylenko sont venus s’assoir pour parler du film et répondre aux questions des spectateurs. Russell Crowe est exactement comme je l’imaginais, un peu enrobé, très intéressant, énormément d’humour et surtout hyper passionné par son sujet. Car cette fois ci, c’est lui qui réalise, c’est lui qui a choisi le sujet de son film.

La Promesse d’une vie : Photo Russell Crowe

The water diviner (je ne parle pas de son titre traduit en français qui n’a aucun sens, et qui n’a aucun rapport avec l’histoire), c’est surtout un prétexte pour mettre en lumière un épisode de l’histoire du 20e siècle peu connu des occidentaux, la bataille de Gallipoli et surtout vu du coté turc. Le film se situe après la fin de la première guerre, les turcs et les anglais sont à nouveaux alliés, et l’un des commandants de l’armée turc qui a pris part à la bataille est envoyé sur les lieux de la bataille afin d’assister les anglais dans une vaste opération pour retrouver et identifier un maximum de cadavres alliés. On suit le personnage de Joshua qui va découvrir les horreurs de la guerre, qui va avoir un aperçu de ce que ses trois fils ont probablement vécut, il va découvrir aussi qu’il n’y a pas les ennemi d’un coté et les gentils de l’autre, que les turcs n’ont fait que se défendre pour empêcher leur pays d’être envahi par des étrangers. Joshua se rend compte qu’il n’avait jamais envisagé la guerre du point de vue des turcs.

La Promesse d’une vie : Photo Olga Kurylenko, Russell Crowe

Le film est de facture assez classique, il n’y a pas de grosses surprises, ni sur le fond ni sur le plan visuel, Russell Crowe est impeccable comme d’habitude, dans le rôle de ce père de famille qui a tout perdu, qui ressent une certaine culpabilité à avoir laisser ses trois jeunes fils partir à la guerre, d’avoir été fier de les voir partir pour soi disant défendre l’honneur du pays, de ne pas avoir compris l’ampleur de la guerre, de ne pas avoir pu freiner l’enthousiaste naïf de ces fils qui avaient plus l’air de partir en voyage initiatique que de partir pour la guerre. On le suit dans sa découverte d’un pays et d’une culture qu’il ne connait absolument pas, se cogne à l’hermétisme de l’armée britannique. J’ai beaucoup aimé le duo qu’il forme avec le major Hasan, l’amitié que les deux hommes vont développées, l’acteur turc Yilmaz Erdogan est excellent à l’écran, et j’ai beaucoup aimé le voir embarqué Joshua dans certains us et coutumes du pays, les chants, les danses, les bains turcs…

La Promesse d’une vie : Photo Russell Crowe

Finalement, j’ai été moins emballé par les scènes se déroulant dans l’hôtel tenu par la jolie Olga Kurylenko (qui ne transcende pas l’écran, et dont la présence est jolie mais sans plus), qui permet de nous montrer le coté sociale de la vie à Istanbul, mais qui permet d’introduire aussi une légère romance. C’est pas la partie qui m’a le plus plut, même si j’ai apprécié qu’au final, il n’y ait pas vraiment de romance, en tout cas rien de concrétisé, j’aurais trouvé ça un peu déplacé et pas du tout nécessaire à l’histoire.

La Promesse d’une vie : Photo Russell Crowe

Au final, j’ai beaucoup aimé the water diviner, qui m’a permis d’en savoir un peu sur un épisode de l’histoire que je ne connaissais quasiment pas, et de voir à quel point cet épisode est important dans l’histoire australienne et turque. L’occasion de revoir Russell Crowe à l’écran, qui fait partie de mes acteurs chouchous, de découvrir quelques acteurs turcs excellents, et l’occasion aussi de voyager pas cher, on traverse de magnifiques paysages, on visite le marché historique d’Istanbul et surtout on pénètre la magnifique mosquée bleue, ça donne terriblement envie d’aller visiter la Turquie!

La Promesse d’une vie : Photo Ben O’Toole, Cem Yilmaz, Jai Courtney, Yilmaz Erdogan

Une fois le film terminé, Russell Crowe et Olga Kurylenko sont venus dans la salle, parler du film et répondre à quelques questions. Russell Crowe nous raconte que ce film représente trois ans de sa vie, qu’il a appris pas mal de chose sur cet épisode, qu’il s’est rendu compte qu’en Australie on ne parlait jamais du point de vue des turcs, qu’il n’avait jamais envisagé qu’en réalité il s’agissait d’une invasion. Russell Crowe nous parle aussi de la désillusion que la première guerre a été pour ces millions de jeunes hommes qui pensaient partir à l’aventure, sans s’attendre une seconde aux horreurs qu’ils allaient voir, que pour ces jeunes hommes, c’était surtout l’occasion de pouvoir voyager gratuitement à travers le monde, de pouvoir rendre leurs familles fières, et rien de plus.

La Promesse d’une vie : Photo Cem Yilmaz, Russell Crowe

Il nous dit être très content d’être au contact de vrais fans, de pouvoir répondre à des questions portant sur son film. Il nous raconte que le film a très bien marché au box office australien, a été très bien accueilli en Turquie, qu’il a eut plusieurs récompenses, que même les critiques ont appréciés! et qu’il était content que pour une fois, on ne parle pas de lui dans les tabloïds mais qu’on parle de lui pour son travail d’acteur et de réalisateur.

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Russell Crowe nous parle avec passion de son métier, n’est pas avare en anecdotes rigolotes, ne manque pas d’humour, nous parle du pouvoir de l’intuition qu’il ne faut pas sous estimer, et nous explique que si son film marche, il pourra réaliser à nouveaux d’autre films, n’aura pas besoin de s’exiler à l’autre bout de la planète pour de nouveaux rôles, et pourra donc mieux s’occuper de ses enfants, dont à vot’ bon cœur, c’est pour la bonne cause, celle des enfants!

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Une fois l’entretien terminée, toute la foule se dirige vers Russell Crowe, super abordable, il signe des autographes à tout va, se laisse prendre en photos, discute encore un peu, je m’approche au plus près du monsieur, contente de le voir de si près, j’aperçois au fond Didier Bourdon, que j’aurais bien aimé saluer mais qui bizarrement est plus difficile à atteindre que Monsieur Crowe! Belle soirée donc, les acteurs et réalisateurs devraient en prendre de la graine, c’est chouette de pouvoir les entendre parler librement, de les écouter parler avec passion de leurs films!

Pour ceux que ça intéresse, le film sort en France le 15 avril prochain.

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