The voices

The Voices : Affiche

de Marjane Satrapi

Ryan Reynolds, Gemma Atherton, Anna Kendrick, Jacki Weaver

4/5

Jerry travaille comme manutentionnaire dans une petite ville où il ne se passe jamais rien d’intéressant, Milton. Amoureux de Fiona, une anglaise qui travaille à la compta de son entreprise, Jerry espère pouvoir sortir avec elle. Mais ce que personne ne sait à part la psychiatre de Jerry qui le suit toutes les semaines, c’est qu’il parle avec ces deux animaux de compagnie avec qui il entretient des conversations, le gentil chien Bosco, et le psychotique chat M Moustache.

The Voices : Photo Ryan Reynolds

La bande annonce m’avait bien plut, donc je n’ai pas trop hésité même si je ne suis pas fan fan de Ryan Reynolds! ici il joue à la perfection le gentil garçon de province, qui aurait pu être tellement sympa, un peu trop naïf, un peu trop simplet, mais gentil si ce n’est sa tendance à l’assassinat sanguinolent!

The Voices : Photo Ryan Reynolds

Le film commence donc presque comme un vieux film des années 50, tout est beau, tout est gentillet, Jerry va au boulot avec le sourire, il est toujours content de tout, heureux pour rien, alors que ces collègues ont la mine blasée, un air de subir le quotidien sans pouvoir rien y faire. Les filles du bureau s’amusent comme elles peuvent dans cette ville de province, le vendredi soir c’est soirée karaoké, où tout le monde se retrouve, Fiona, l’anglaise un peu pimbêche mais pas méchante, qui aime être le centre d’attention, et qui fait tourner en bourrique le gentil Jerry parce que c’est si facile de s’amuser à ses dépends, Lisa, l’héroïne de conte de fée, trop bonne, trop gentille, et Allison, qui s’amuse à voir ses deux collègues essayer de charmer Jerry.

The Voices : Photo Gemma Arterton, Ryan Reynolds

The Voices : Photo Ryan Reynolds

Et puis en milieu de film, tout vole en éclat, Jerry laisse ses instincts meurtriers et sa nature reprendre le dessus, sa folie n’est plus aussi gentillet, plus aussi sympathique, là où sa folie transformait un quotidien morne en joyeuse journée, elle fait  disparaitre des évènements tragiques, sanglants, glauques et moches sous le tapis! (la scène des boites tupperware est bien dégueulasse).

The Voices : Photo Anna Kendrick, Ella Smith, Gemma Arterton, Ryan Reynolds

Un film complètement barré donc, plein de folie parfois douce, parfois affreuse et meurtrière. J’ai surtout beaucoup aimé le personnage de Fiona, (même si sa fuite dans les bois est complètement idiote), j’ai aussi beaucoup aimé Allison même si on ne l’a voit pas autant. Les scènes de conversation, entre Jerry et ses animaux qui reflètent l’inconscient de Jerry sont souvent drôles et tragiques à la fois, entre le chien Bosco optimiste, encourageant et enjoué, et le chat M Moustache, pessimiste, réaliste et un peu cruel (même si franc). Mon seul regret dans ce film, est la fin, qui n’est pas mauvaise mais je m’attendais à quelque chose de plus réel (un Jerry qui retombe dans le monde réel tel qu’il est, mais je suppose que la réalisatrice voulait finir sur une note plus gai et farfelue!).

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4 thoughts on “The voices

  1. On a été le voir mardi dernier.
    Très bon film mais là où beaucoup retienne le côté déjanté et comique, de mon côté je l’ai trouvé horriblement triste. Pauvre Jerry, malgré tout …
    On prépare la chronique 🙂

    • ahahaha!! heu oui le pauvre Jerry! M’enfin pour ma part, j’ai eu plus de peine pour les trois filles, en particulier Lisa, acculée comme une biche apeurée, au fin fond de l’appartement glauque de Jerry, la tête fracassée sur le bois du lit, avant d’être découper en morceau pour finir dans des boites en plastiques et la tête dans le frigo, brrrr!

      • C’est rigolo parce que je viens de répondre à Cachou sur son blog et on vient à la même différence de point de vue 😉
        Je maintiens tout de même le “pauvre Jerry” qui ne sait pas se dépatouiller dans cette vie sans faire le mal. Dans sa tête, ce n’est pas un psychopathe et comme on passe tout le film dans sa tête, je n’arrive pas à le voir ainsi.
        C’est là que la réalisation est très bien fouttu à mon sens. Arriver à avoir de l’empathie (c’est mon cas) pour un serial killer et passer celle pour ses victimes au second plan.

  2. ah ba oui moi je n’arrive pas à le prendre en pitié! au début du film on a envie qu’il réussisse à s’intégrer, mais à partir du second meurtre, c’est finit la compassion! ces pauvres filles, découpées en morceaux, beurk, pas de pitié pour le pauvre Jerry 🙂

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