Le dramaturge de Ken Bruen

4/5

Jack Taylor, toujours détective privé à Galway en Irlande, est dans une phase saine. Plus d’alcool, plus de drogue, et bientôt plus de cigarette qui l’eut crut? mais comme toujours avec Jack Taylor, son équilibre et son bien être sont des choses très fragiles, reposant sur des bases peu solides, qui ne demandent qu’à s’effondrer. Les choses commencent à noircir à l’horizon, quand Jack est quasiment sommé par son amie Cathy, de se rentre à la prison de Dublin pour rendre visite à Stewart, ancien dealer de drogue qui vient d’entamer sa peine de prison. Il lui demande de découvrir le responsable de la mort de sa soeur, retrouvée sans vie au pied des escaliers. La police à conclut à un accident, mais Stewart est persuadé qu’il s’agit d’un meurtre. Jack repart pour Galway et commence à enquêter.

Ahhhh Jack Taylor, ce personnage cynique, blasé, accroc à tout et n’importe quoi, mais qui ne ferait pas de mal à un innocent, m’avait manqué! J’ai retrouvé avec plaisir les rues pluvieuses et venteuses de Galway, le pub de son pote, qui ne boit plus, orné d’un pilier de bar inamovible, Ridge, une garda désagréable mais qui reconnait le bon enquêteur chez Jack, Madame Bailey qui gère l’hotel poussiéreux dans lequel Jack vit. J’ai adoré retrouver les citations, les références que Jack sort à longueur de temps, ses visites à la librairie d’occas du coin chez qui il se fournit en romans.

Les enquêtes policières sont encore une fois qu’en arrière plan, elles avancent doucement voir pas du tout pour enfin être résolus dans les dernières pages, les romans de Ken Bruen se concentrant surtout sur Jack Taylor et ses malheurs, car on ne peut pas dire que la vie y met du sien pour lui facilité les choses, quelques moments de douceurs qui ne dure jamais, de la violence aussi bien physique que psychologique, s’abattent sur lui en permanence, le désespoir n’est jamais loin, et si on est surpris de le voir tenir tout le long de ce tome sans boire ni se drogué, la dernière page du roman le pousse dans l’horreur et nous avec, je ne m’attendais pas à un final aussi dure et sombre.

En bref, toujours aussi géniale à lire, j’adore la plume de Bruen, j’aime ses personnages sombres, dures, tourmentés par la vie, cassé parfois, j’aime Jack Taylor, ses réparties, entre celles qu’il dit tout bas dans sa tête et celles qu’il sort tout haut, j’aime l’humour cynique, noir, dure. Me reste encore trois tomes, je vais les faire durer, bien que la fin de ce tome me donne très envie de commencer le suivant.

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