Whiplash

Whiplash : Affiche

de Damien Chazelle

JK Simmons, Miles Teller, Paul Reiser

4/5

Andrew est étudiant en musique dans une des plus prestigieuse école de New York, et rêve de devenir le plus grand batteur de son époque. Timide, il manque de confiance en lui mais pas d’ambition. Un jour il est repéré un peu par hasard par le professeur Fletcher, le plus réputé et le plus exigeant de l’école. Commence alors une formation ambigue basée sur l’humiliation et l’intimidation, dans le but de pousser les musiciens débutants, au delà de leurs propres limites.

Whiplash : Photo J.K. Simmons, Miles Teller

Whiplash nous parle de musique, de jazz, de passion dévorante, d’ambition, de jalousie. L’histoire de ce jeune Andrew qui rêve de percer, de devenir le meilleur musicien de sa génération, le meilleur batteur. Le professeur Fletcher tant redouté le repère et pour Andrew c’est le signe qu’il attendait, le signe que sa vie commence, il sort alors d’une certaine léthargie, reprend confiance, demande à la fille qui lui plait de sortir avec lui, ne se démonte pas face aux humiliations, face aux manipulations psychologiques que lui inflige ce professeur.

Whiplash : Photo J.K. Simmons

J’ai tout de suite eut de la sympathie pour Andrew, dès les premières minutes on s’attache à lui, on a peur pour lui qu’il rate une opportunité, qu’il ne joue pas comme il faut, qu’il rate une note. On le voit se battre, s’entrainer jusqu’à ce faire saigner les doigts et les mains, on le voit ne pas se décourager face aux horreurs que peut lui lancer Fletcher. Je m’attendais à une relation prof/élève comme on en voit dans Professeur Hollande, ou Le cercle des poètes disparus, mais pas du tout. Ici, le professeur est à la limite de la psychopathie, toujours en train de pousser dans les limites ces élèves, jusqu’à en pousser certains au suicide. Son enseignement relève du harcèlement moral.

Whiplash : Photo J.K. Simmons, Miles Teller

Whiplash nous faire réfléchir sur la passion, quand cette dernière devient rage, plus rien au monde n’importe sauf celui d’exceller dans son art. Jusqu’où Andrew est prêt à aller pour devenir le meilleur? qu’est il prêt à supporter, à subir? Doit on forcément subir de lourdes épreuves, des drames, doit on forcément souffrir pour devenir l’un des meilleurs?

J’ai adoré le film, voir l’orchestre dans lequel Andrew joue sous les ordres du professeur Fletcher, les voir répéter, voir les trois batteurs choisis par Fletcher essayer de rivaliser afin d’être le seul élu du professeur Fletcher. J’ai adoré voir Andrew sombrer peu à peu face aux exigences de son professeur, le voir jamais lâcher, aussi bien sur le plan physique que moral. Moi qui ne suit pas fan de jazz, j’ai vraiment apprécié la musique du film, et j’ai adoré la fin, voir le professeur qui ne l’est plus et l’élève qui ne l’est plus, s’affronter sur scène, ne rien lâcher, ne pas se laisser humilier ou manipuler, s’affronter à travers la musique, et voir l’œil du professeur sourire, quand il voit son ancien élève arriver là où il voulait l’emmener, content pour lui même d’avoir fait d’un de ces élèves un vrai musicien de jazz, en le faisant aller au delà de ses propres limites, et surement pas pour Andrew, toujours dans cet optique égoïste.

En bref, un excellent film sur le jazz, la passion, le dépassement de soi, le prix à payer. Le tout avec deux excellents acteur, Miles Teller que je ne connaissais (vu seulement dans Divergente) et l’excellent JK Simmons, parfait dans ce rôle de prof mégalo qui frôle l’état de psychopathe.

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4 thoughts on “Whiplash

  1. Bonjour Triliian, Fletcher est vraiment un être odieux. Un frustré qui se défoule sur des êtres faibles. J’ai aimé le film mais avec des réserves sur le caractère des personnages. Andrew devient un double de Fletcher dans son attitude envers les deux batteurs remplaçants. Il en veut, il obtient mais à quel prix! J’en profite pour te souhaiter une excellente fin d’année et un bon début 2015.

    • Fletcher est vraiment un pourri et jusqu’au bout, même quand il voit Andrew faire une sacrée performance, il est content uniquement parce qu’il s’attribue sa réussite comme le résultat de son travail sur Andrew. Moi qui ne suit pas une fan de jazz j’ai adoré leur duel, leur rivalité. je te souhaites une très bonne année aussi!

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