Tokyo électrique

Recueil de nouvelles

3/5

Yumeko de Muramatsu Tomomi: l’histoire de cinq amis qui se retrouvent dans leur bar habituel et s’interroge sur la vie de leur quartier Fukugawa.

Les fruits de Shinjuku de Morito Ryuji:  La journée de deux étudiants qui passent leur temps à se shooter avec tout et n’importe quoi. Ils rencontrent la jeune et jolie Maria, prostituée qui intrigue beaucoup l’un des deux étudiants.

Amants pour un an de Hayashi Mariko: Une jeune femme est séduite par un homme qui a une bonne situation. Hélas, le monsieur est déjà fiancée à une femme partit pour un an aux États Unis. La jeune femme lui propose alors de devenir sa petite amie le temps que sa fiancée officielle revienne.

La tente jaune sur le toit de Shiina Makoto: L’histoire d’un homme dont l’appartement vient de bruler. Ne sachant pas où loger le soir même, il décide de planter sa tente sur la terrasse de l’immeuble où il travaille, en toute discrétion. Ce qui ne devait durer qu’une nuit se transforme en semaines.

Une ménagère au poste de police de Fujino Chiya: Une jeune mère est intriguée par une question posée par sa fille “y a t-il des femmes dans les postes de police?”. Elle se met alors à surveiller les postes de police de son quartier.

Je suis tombée sur ce roman en parcourant le rayon littérature asiatique à la fnac. J’avais envie d’un roman qui me replonge dans le Tokyo que j’avais visité l’année dernière, quelque chose de familier. Tokyo électrique est un recueil de nouvelles se déroulant toutes dans la capitale japonaise.

Les nouvelles sont inégales comme souvent, et ne m’ont pas particulièrement plut. Il se dégage de certaines nouvelles, une atmosphère, une ambiance particulière qui fait qu’on continue de tourner les pages. La première nouvelle, Yumeko m’a un peu ennuyer au début et m’a finalement plut, quelque chose de particulier se dégage de la réflexion de ces hommes dans leur bar favoris, durant les heures de fermetures, en milieu d’après midi. On apprend pas mal de chose sur l’appartenance à un quartier, la loyauté de ses habitants, les différences entre la basse ville et les quartiers plus aristocratiques.

La seconde nouvelle se passe dans le quartier de Shinjuku, quartier que j’ai souvent arpenté durant mon court séjour, et du coup j’en attendais beaucoup. J’ai finalement été déçu par cette nouvelle, dans laquelle deux étudiants passent leur temps à se shooter avec n’importe quoi, à se faire payer le moindre repas par qui voudra bien, qui ne font rien d’autre que se laisser aller, comme deux collégiens de 12 ans. J’ai trouvé l’histoire sans grand intérêt, soulignant la lâcheté finalement compréhensive du héros à la fin de la nouvelle .

La 3e nouvelle m’a plut surtout au début, celle d’un homme dont l’appartement à brulé et qui décide de planter sa tente sur le toit de l’immeuble où il travaille. Les jours passent et il se rend compte qu’il aime vivre sous la tente, sur le toit, sous le ciel. Il adore pouvoir observer les lumières du quartier de ginza, pouvoir dormir dans son sac de couchage en regardant les étoiles juste au dessus de lui et découvre que finalement il se contente de peu, un duvet chaud, un réchaud pour les repas lyophilisés, une prise électrique pour un peu de lumière la nuit. J’ai beaucoup aimé les débuts, le voir prendre ses habitudes, se faufiler discrètement le soir sur le toit, redescendre travailler le matin. Mais je n’ai pas compris la fin, il n’y a pas de chute ni de conclusion, rien comme si l’auteur avait commencer un roman mais n’avait pas finit, laissant en suspens tout ce qu’il venait de créer, c’est bien dommage.

La dernière histoire comporte le même problème, une mère intriguée par la question posée par sa fillette, y’a t-il des femmes agents dans les postes de police? la mère un peu désœuvré en journée, se met à arpenter les rues de son quartier et à observer les habitudes des agents des postes de police. On s’attache doucement à la mère, à sa voisine, à sa fille, on apprend les difficultés de la mère quant à une claustrophobie, une peur des transports en commun, de la foule, qui l’empêche de faire tout ce qu’elle pourrait faire. La nouvelle aborde subtilement le problème de la discrimination sexuelle avec la question de savoir s’il y a des agents de police femme, et apparemment, ce n’est pas le cas, même si la question soulever par la fille ne trouve pas de réponse, la seule agent de police femme que l’on croise n’est qu’une guide qui fait visiter aux personnages la préfecture de police. La aussi il n’y a pas de chute, pas de conclusion.

En bref, un recueil de nouvelles plus ou moins intéressantes qui introduit certains aspects de la société japonaise, la place des femmes dans le monde professionnelle, les relations amoureuses hommes femmes, la place du travail dans le quotidien des japonais, les marginaux de la capitale. On a l’impression de voir des instantanées de la société japonaise dans la ville de Tokyo, mais au détriment des histoires, puisque les nouvelles nous laisse une impression d’inachevée.

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