Night call

Night Call : Affiche

 

 

 

 

 

 

 

 

de Dan Gilroy

Jake Gyllenhaal, Rene Russo, Riz Ahmed

4/5

Lou Bloom est un marginal, qui vit en volant des matériaux ou des objets, qu’il revend au plus offrant. Un jour sa route croise celle d’un accident de voiture. Policiers, feu, adrénaline, et un caméraman qui filme les détails les plus trash. Lou a trouvé sa vocation, parcourir les rues de Los Angeles en écoutant le scanner de la police, pour pouvoir arriver sur les lieux des accidents ou autre crimes et filmer les détails “croustillants”, qu’il revend aux chaines télé. Petit à petit il apprend les règles du milieu, à la recherche des scènes de crimes les plus spectaculaires qu’il puisse trouver.

Night Call : Photo Jake Gyllenhaal

Night call nous plonge dans le monde de la nuit, des crimes, des accidents de la route, des fusillades, dans le monde des JT des chaines locales, dans le monde des vidéastes freelance, à la poursuite d’images sensationnelles, toujours plus trash, filmer par des êtres qui ont perdu toute sensibilité, ne pensant qu’à filmer le malheur et la souffrance d’autrui pour le compte du plus offrant.

Night Call : Photo Jake Gyllenhaal

Lou Bloom tombe dans ce monde de requins complètement par hasard, et il découvre sa vocation. Jake Gyllenhaal porte le film sur ses épaules, il est tout simplement magistrale. Glauque, sournois, froid comme la glace, et surtout malsain, personne ne peut éprouver la moindre sympathie pour ce personnage aux yeux constamment exorbités qui aime s’entendre parler et qui adore se sentir intelligent et professionnel même quand il ne l’est pas. Lou Bloom n’aime pas l’échec, et même si son boulot est bien dégueulasse, il le fait à la perfection et ne tarde pas à en devenir le maitre et à dépasser les limites de la loi et de la morale.

Night Call : Photo Jake Gyllenhaal

Le film reste parfois un peu lent, un peu lourd, mais reste toujours tendu, sur le fil comme son personnage principal qui mord un os en voyant pour la première fois un caméraman freelance filmer un accident de la route, et ne lâchera plus l’os qu’il ronge, jusqu’à la moelle. Lou Bloom fait froid dans le dos, malsain jusqu’à l’os.

Night Call : Photo Jake Gyllenhaal, Riz Ahmed

Si le personnage de Lou Bloom est très réussi notamment grâce à la performance de Jake Gyllenhaal, ça ne suffit pas non plu pour faire de Night call (Night crawler, en vo, plus parlant) le film de l’année. Intéressant, bien filmé, très bien interprété, il reste tout de même quelques longueurs. La fin élève le film à un niveau supérieur, avec son cynisme affiché, sans compromis.

 

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2 thoughts on “Night call

  1. Même impression de mon côté : Pas le film de l’année c’est sûr, mais bien mis en lumière, excellemment interprété et suffisamment captivant pour retenir l’attention. Bonne journée.

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