Le grand sommeil

de Raymond Chandler

3.5/5

Dans le Los Angeles des années 40, le détective Philip Marlowe est demandé à la demeure des Sternwood, une riche famille qui a fait sa fortune dans le pétrole. Il croise les deux filles du patriarche, deux jeunes femmes un peu étranges, puis le père qui lui demande d’enquêter sur des menaces de chantages. Marlowe s’enfonce dans les tréfonds de  la ville et va croiser des petits truands, des maitres chanteurs, des cadavres à la pelle, des femmes fatales, et autre joyeusetés du genre.

Je connaissais de réputation Raymond Chandler, et je connaissais de nom le personnage de Philip Marlowe, le célèbre détective, mais je n’avais jamais lu ces aventures. Cet archétype du détective privée, insolent, blasé, qui croise souvent de jolies femmes, qui a la répartie facile, qui travaille et vit dans un petit appart un  peu minable, qui suit un régime plus liquide qu’autre chose et qui se balade dans le Los Angeles des années 40, a été repris encore et encore au cinéma, dans les séries télé et dans pas mal d’autre romans noirs. Ce personnage du détective, un peu macho, beaucoup blasé, on lui a rendu hommage plus d’une fois, d’où cette impression de déjà vu/lu, d’où cette impression de familiarité.

J’ai parfois eu un peu de mal avec certains vocabulaire à la mode de l’époque, du genre appeler toutes les jeunes femmes “mon chou”, et les jeunes femmes appeler certains hommes aussi “mon chou”! faut s’y faire…il est vrai aussi que les personnages féminins ne sont pas des plus intéressants, souvent décrites comme de grands enfants irresponsables qu’il faut sauver ou consigner pour leur bien, mouais, une image de la femme un peu dépassée pour nous lectrices du 21e siècle! heureusement, certaines de ces femmes sont un peu plus intelligentes que d’autre, mais bon, il n’y en a qu’une qui ne sautera pas au cou du détective en cinq minutes!

C’est sombre, on a droit à un Los Angeles pluvieux, c’est le roman policier noir par excellence, avec son détective privée et sa brochette de truands à la petite semaine. J’ai pris plaisir à suivre l’enquête de Marlowe, ses rencontres, ses discussions avec le vieux Sternwood, un peu touchant en fin de vie. L’écriture est fluide , pas mal de dialogues, pas mal de rebondissements, ça avance vite, les pages tournent toutes seules. Un classique du genre à lire pour voir.

Lu dans le cadre du Mois Américain chez Titine.

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8 thoughts on “Le grand sommeil

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