Le conte de la princesse Kaguya

Le Conte de la princesse Kaguya : Affiche

de Isao Takahata

4/5

Il y a fort longtemps, un vieux coupeur de bambous trouve dans dans sa récolte une minuscule princesse. Pour lui, c’est un cadeau du ciel et il la ramène chez lui. Sa femme décide de s’en occuper, mais la minuscule princesse se transforme en bébé qui grandit anormalement vite. Le vieux coupeur de bambous et sa femme sont très heureux de l’arrivée de cette fillette. Lorsqu’il découvre des pépites d’or dans un autre bambou, puis des étoffes raffinées, il comprend qu’il doit faire de la fillette une véritable princesse.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Les studio Ghibli c’est surtout Miyazaki, et Takahata. Là où MIyazaki reste dans l’imaginaire, et le fantastique, Takahata lui très réaliste dans sa façon de dépeindre la société japonaise.

De Takahata, les gens retiennent surtout le très triste Le tombeau des lucioles, mais j’avais aussi adoré Mes voisins les Yamada, Pompoko et surtout le très beau Omoide Poroporo (souvenirs goutte à goutte).

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Le conte de la princesse Kaguya s’inspire d’un conte populaire japonais du Xe siècle. Le film nous montre d’abord l’enfance de Kaguya, ses amitiés, sa vie simple qui consiste à se promener dans la nature, chasser, cueillir, et rentrer chez ses parents aimants. Tout change quand Kaguya devient plus grande, et son père qui décide de partir pour la capitale du pays, afin de l’installer dans une grande demeure acheté grace aux pépites d’or. Son père décide d’en faire une véritable princesse, pour qu’elle épouse un noble qui lui soit digne. La beauté de Kaguya se répand dans toute la ville et cinq des plus grands nobles décident de l’épouser. Mais Kaguya refuse et pour se débarrasser de ces prétendants, elle les envoit chercher des objets mythiques impossible à trouver.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

J’ai beaucoup aimé Le conte de la princesse Kaguya mais 2H17 c’est un peu long pour un film d’animation, et d’ailleurs le film souffre parfois de quelques longueurs. le premier quart du film est excellent, dès le générique, je sens que je vais aimé, et j’adore cette première partie, la découverte du bébé par le coupeur de bambou, la petite enfance de Kaguya, sa découverte du monde, je suis complètement emportée par la petite fille et sa vie simple, par les dessins sublimes, ce trait de crayon, ses couleurs pastels, cette façon juste parfaite qu’il a de dessiner la nature, les arbres, les fleurs, les fruits, les animaux, ou encore les expressions des visages des parents, tellement heureux par la présence de la petite Kaguya.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

J’ai aussi beaucoup aimé la partie se déroulant dans le palais de la capitale, le coté rebelle de Kaguya, son naturel, sa joie, ses leçons pour en faire une princesse éduquée, ses prétendants et les obstacles qu’ils doivent surmontés si il veulent épouser la belle Kaguya. Cette partie est tout autant enchanteur, les dessins sont toujours sublimes, on a vraiment l’impression de voir des estampes japonaises prendre vie. Kaguya est confrontée à l’adolescence, sa mélancolie, ses difficultés, finit l’insouciance de l’enfance.

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Le Conte de la princesse Kaguya : Photo

Finalement, le seul bémol, c’est la dernière partie, où l’on découvre l’origine de Kaguya, sa vraie identité. C’est une princesse de la lune, et qui doit bientôt retourné chez elle, les siens descendront sur terre pour la chercher. J’ai eu du mal avec cette conclusion, j’ai eu l’impression d’être sortie de la poésie pure, pour tomber dans un épisode de sailor moon. J’aurais aimé une fin plus subtile, plus fine, quant à la manière de nous faire découvrir l’identité de Kaguya et son destin de devoir retourner chez elle. C’est vraiment la fausse note du dessin animé. Mais rien que pour pouvoir apprécier les magnifiques dessins, ces estampes vivantes, et s’amuser avec Kaguya dans la première partie du film, s’amuser dans la nature, découvrir le printemps et l’été à ses coté, ça vaut le coup.

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6 thoughts on “Le conte de la princesse Kaguya

  1. On critique pas Sailor Moon, na mais oh ^^.
    C’est comme ça que j’ai connu la légende Kaguya, et franchement j’ai préféré Sailor Moon que le dernier Ghibli, j’ai honte, mais c’est vrai, je me suis terriblement ennuyée!

    • 🙂 🙂 🙂 oui sailor moon! j’aimais bien jusqu’à un certain point (trop répétitif et ça part un peu en cacahuète!) mais j’ai trouvé ça bizarre dans le mauvais sens du terme, d’entendre tout d’un coup Kaguya déclamer qu’elle est la princesse de la lune et qu’elle doit retourner sur “la capitale de la lune” j’en ai presque ri. Par contre je ne me suis pas du tout ennuyer, et j’ai été complètement sous le charme des dessins et de l’atmosphère durant la première moitié en particulier l’enfance de Kaguya.

  2. C’est amusant que tu parles de Sailor Moon parce que c’est à cause du tome sur la princesse Kaguya que je me suis décidée à aller voir ce film-ci. Que j’ai trouvé sympathique mais un peu trop premier degré dans son allégorie et dans ses leçons. Mais bon, le côté féministe m’a plu, donc forcément ^_^. Mais pas de coup de cœur ni rien pour moi, juste un joli film à l’animation très belle à mes yeux.

    • premier degré surtout quand elle se rappelle qui elle est et la manière dont elle en parle à ses parents! après la poésie du début j’ai trouvé ça bizarre, comme si on changeait de style et de genre en cours de route…c’est un coup de coeur visuel, mais le film dans son ensemble n’est pas un coup de coeur même si au final j’ai beaucoup aimé, surtout la première moitié!

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