Cinéma coréen – Kim Ki Duk

Dans le cadre du challenge printemps coréen organisé par coccinelle, après Bong Joon Ho, je vous parle aujourd’hui de Kim Ki Duk, un autre réalisateur coréen qui a marqué mes heures passées dans les salles obscurs. Ces films, contrairement à ceux de Bong Joon Ho, ne nous parle pas de problèmes de société, et n’inclut jamais l’humour. Ici, ce sont de courtes histoires, des personnages passionnés, des sentiments souvent absolus, et une poésie omniprésente.

Le premier film de Kim Ki Duk que j’ai vu, c’est aussi le meilleur de son cinéma, et mon film préféré parmi ceux que j’ai pu voir de lui, Printemps été automne hiver et printemps. J’ai un énorme coup de cœur pour ce film.

Le film est court, mais riche, bien menée, intelligent, qui fait réfléchir sur le sens de la vie et la nature humaine, et visuellement magnifique. Il raconte l’histoire d’un homme d’un certain age, vivant seul dans une maison ouverte flottant au milieu du lac. Connu par les habitants alentour pour être une sorte de maitre et de sage, une jeune femme décide un jour d’abandonner son tout jeune enfant au vieux monsieur, sans lui demander son avis. L’homme n’a pas d’autre choix que de l’élever, chaque saison correspondant à un age de la vie de cet orphelin, l’enfance durant le printemps et l’apprentissage du bien et du mal, l’adolescence durant l’été et la découverte de l’amour, l’age adulte durant l’automne et les premiers coups durs, et enfin l’age mûre en hiver…Une beauté visuelle mais pas que, j’ai été complètement hypnotisé par l’atmosphère du film, son message philosophique, son absence de leçon morale, et par la vie de ce petit garçon.

Autre film Locataires, qui raconte l’histoire d’un jeune homme qui a un moyen infaillible pour découvrir les maisons qui vont restées désertes au moins 24 heures. Une fois la maison choisie, il s’y installe, pour un ou deux jours, il se fait à manger, prend un bain, dort au chaud, et en profite pour réparer tous les objets de la maison qui seraient en panne ou abimés, une manière pour lui de payer son du. Un jour, il s’installe dans un grande maison qu’il croit être vide, jusqu’à ce qu’il découvre qu’en réalité, la jeune épouse du propriétaire n’est jamais partie. Entre eux, une relation étrange et silencieuse nait, ils deviennent très complice, et le lendemain, alors qu’il découvre que le mari en question bat violemment sa femme, il prend sa défense et s’enfuit avec elle, l’emmenant dans ces périples de maison en maison.

Locataires : Photo Kim Ki-duk, Lee Seung-yeon

Locataire est un film quasiment silencieux, le héros et son héroïne n’échangent aucune paroles, seules les personnages qu’ils rencontrent font entendre le son de leurs voix. La musique est par contre omniprésente, notamment une chanson orientale, Gafsa chanté par Natasha Atlas, qui est juste sublime et amène les choses à un degré poétique supérieur. Le film est court encore une fois, Kim Ki Duk ne s’embête d’aucune longueur, répétition ou de scènes inutiles. C’est un très beau film, plein de douceur et de poésie.

Locataires : Photo Kim Ki-duk

De Kim Ki Duk, j’ai aussi vu les films Time (une jeune femme change de visage pour ressusciter sa relation avec son mari), Souffle (une mère de famille délaissée par son mari, décide de rendre visite à un détenu condamné à mort et en tombe amoureuse), The coast guard (le quotidien des gardes cotes qui surveille la frontière entre la Corée du nord et du sud), Samaria (l’histoire d’une lycéenne qui se lance dans la prostitution pour se payer un voyage en europe), l’arc (l’histoire d’un vieux pêcheur qui compte épouser sa petite protégée lorsqu’elle atteindra ses 17 ans et qui essaye de précipiter le mariage quand il découvre que la jolie jeune fille est attirée par un homme de son âge), Pieta (un homme sans foi ni loi, orphelin, gagne sa vie en frappant, agressant et mutilant les pauvres commerçant qui n’ont pas remboursé leurs dettes aux usuriers. Il reçoit la visite d’une dame qui se dit être sa mère).

Certains de ces films sont plus intéressants que d’autre, notamment Coast guard, Samaria et Pieta. Mais Printemps, été, automne…et Locataires, sont les deux films à retenir.

Dans le cadre du challenge, Printemps coréen

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4 thoughts on “Cinéma coréen – Kim Ki Duk

  1. Bonjour trillian, deux très beau films en effet et dans un genre plus “hard” : l’ïle que j’avais bien apprécié mais il était interdit aux moins de 16 ans en salles.

    • L’île j’en ai souvent entendu parler, mais je n’ai connu Kim Ki Duk qu’avec Printemps, été…qui est sorti après. J’espère le voir un jour à la télé, peut être que arte le diffusera un jour…même si tous ces films ne sont pas tous réussi, ils sont toujours intéressants à voir.

  2. Merci Trillian pour cet article dans le Printemps coréen ! C’est un réalisateur que j’aime beaucoup. Il faut voir L’île aussi. Pieta est éprouvant mais fascinant ! Bonne continuation.

    • J’espère pouvoir voir L’île un de ces jours, c’est un réalisateur que j’aime beaucoup même si ces films ne sont pas tous aussi marquants que Printemps été automne hiver…

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