Le promeneur d’oiseau

Le Promeneur d'oiseau : Affiche

de Philippe Muyl

Baotian Li, Yang Xin Li, Li Xiao Ran, Qin Hao

4/5

A Pékin, Renxing est la petite fille gâtée de ces riches parents, son père architecte de renom et sa mère femme d’affaire. Renxing vit dans un monde riche, moderne, et pour l’occuper, ses parents lui procurent toutes les activités possibles, danse, calligraphie, cours de dessin…Alors que la petite Renxing est enfin en vacances, pour ses parents c’est loin d’être le cas. Le père part pour Hong Kong, et la mère doit se rendre à Paris. Elle n’a pas d’autre choix que de confier sa fille à son beau père, le père de son mari, un vieux monsieur en froid avec son fils. Mais pour une fois, le grand père n’est pas libre, il doit se rendre dans son village natal pour réaliser la dernière promesse faite à sa femme défunte. Il décide d’emmener sa petite fille, pour lui faire découvrir son village. De pékin à Yangshuo, le voyage prend plusieurs jours, train, bus, autostop, le vieux monsieur et la petite fille en profite pour mieux se connaitre.

Le Promeneur d’oiseau : Photo Baotian Li

Le promeneur d’oiseau est un film tout en douceur et en légèreté, pas de drame, pas de complications ici. On suit le voyage à travers le pays, avec ce grand père dévoué et cette petite fille peste. Car au début leur duo n’est pas des plus heureux, la petite fille en fait voir de toute les couleurs à son pauvre grand père.

Le Promeneur d’oiseau : Photo

J’ai adoré le film, je n’ai pas vu le temps passé. On commence d’abord par nous présenter le quotidien des personnages, dans ce Pékin très moderne, appartement tout neuf, gadgets derniers cris pour la gamine qui a un emploi du temps surchargé histoire qu’elle ne ressente pas de manque, des parents toujours trop occupés par leurs métiers, un anniversaire hallucinant pour une enfant de son âge. De son coté, le grand père vit dans un appartement simple et passe son temps à sortir son oiseau au parc.

Le Promeneur d’oiseau : Photo Baotian Li, Yang Xin Yi

Le film est un appel au voyage surtout, on part en compagnie du grand père et de la petite fille, en train de nuit, puis en bus, en pleine campagne, les aléas des pannes de moteurs, des routes barrées, des erreurs d’aiguillage pour se rendre dans son village, j’ai adoré me promener avec eux à travers les forêts et les rizières qu’ils parcourent à pied pour rejoindre la bonne route, j’ai adoré passer la nuit dans une grotte en leur compagnie.

Le Promeneur d’oiseau : Photo Baotian Li, Yang Xin Yi

La petite peste apprend à connaitre son grand père, dont la patience est sans fin, et elle finit par ne plus vouloir rentrer chez elle. Philippe Muyl a une vision très réaliste de l’enfant, qui peut passer d’un état boudeur à un état joviale, qui sait s’adapter plus vite que n’importe qui d’autre, qui se fait des amis en cinq minutes, qui n’en fait qu’à sa tête pour le pire ou le meilleur.

Le Promeneur d’oiseau : Photo

En bref, un film dont l’histoire est cousu de fil blanc, qui donne l’impression qu’il s’agit surtout d’un film pour enfant, parfois un peu carte postale. Très agréable à regarder, on s’attache énormément et très vite à ce duo improbable, ce grand père plus que patient et cette petite fille trop gâtée mais pas encore pourrie! Le film au passage, nous livre une vision de la Chine contradictoire, entre modernité excessive, et tradition millénaire dans les campagnes, le contraste est affiché par le réalisateur, sans subtilité mais efficace. Et rien que pour les paysages, et l’atmosphère envoutante du film, il vaut le détour.

 

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