Cinéma coréen – Bong Joon Ho

Dans le cadre du challenge printemps coréen organisé par coccinelle, je compte lire au moins un roman écrit par un auteur coréen, qui se trouve dans ma pal depuis des lustres et dont j’avais entendu parler qu’en bien!

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En attendant de trouver le temps de le lire, je vais vous parler cinéma coréen. Souvent pour beaucoup de monde, cinéma asiatique rime avec ennui, scènes contemplatives, ennui, ennui, ennui…c’est bien dommage qu’il ait cette réputation car ce n’est pas toujours vrai.

Pour mieux connaitre la société coréenne et ces travers, je recommande tous les films de Bong Joon Ho, réalisateur qui mixe toujours dans ces films, un coté sociale qui nous en apprend plus sur les réalités sociales de la vie en Corée du sud et humour décapant. Dans Barking dog, le réalisateur nous raconte le quotidien des habitants d’une cité urbaine, qui abrite des employés de la classe moyenne.

L’histoire est simple, la disparition des chiens des habitants du quartier commence à faire polémique, et on découvre vite que c’est le gardien de l’immeuble qui les enlève pour en faire son repas du midi. C’est comme souvent chez Bong Joon Ho, une comédie acide, parfois on rit parfois on ne rit pas, et c’est toujours sous des couverts de légèreté qu’on découvre certains aspects du quotidien des coréens. Mais amoureux des chiens s’abstenir je pense!

C’est pareil dans The Host, l’histoire d’une famille de losers, dont tous les espoirs reposent sur leur jeune sœur, championne de tir à l’arc, qui participe aux JO. Le frère ainé vend des sucreries aux touristes sur le bord du fleuve de Séoul, le jeune frère a fait de brillantes études, mais ces diplômes ne l’empêche pas d’être victime du chômage comme la plupart des hommes de sa génération, et passe son temps à boire des bières en costume.

Mais les problèmes de familles sont vite mis de coté, quand le descendant de Godzilla sort du fleuve et se met à dévorer tous ce qui passe. L’histoire résumée comme ça peut paraitre farfelue, mais là encore, on passe des crises de fou rire, à des moments plus tragiques, c’est un mélange détonants et sous couvert d’un coté un peu fantastique, le réalisateur dénonce les problèmes sociaux de son pays, les jeunes diplômés qui sont tous au chômage ou encore la présence américaine qui leur pourri la vie et l’environnement.

Le film qu’il faut surtout voir de ce réalisateur coréen reste Memories of murder, l’histoire s’inspire d’un fait divers, celui du premier tueur en série dans les années 80, à sévir dans la campagne coréenne.

Les flics locaux étant dépassés, un inspecteur de la capitale est envoyé pour régler la situation au plus vite. C’est prenant, et là encore il y a ce mélange entre scènes hilarantes, absurdité et réalisme sociale, j’avais adoré ce film à sa sortie cinéma.

Bong Joon Ho a aussi réalisé Mother, où l’histoire d’une mère désespérée qui tente de prouver l’innocence de son fils légèrement attardé, accusé de meurtre, film tout de même un peu plus sombre que ces précédents, et plus récemment Snowpiercer, avec un mélange d’acteurs occidentaux et coréens, qui raconte l’histoire d’un train lancé à toute vitesse à travers un monde touché par une vague de gel, tuant de froid tous ceux qui osent sortir dehors. Le train reproduit les différences sociales, entre les pauvres à l’arrière réduit à manger des résidus d’insectes, et les riches à l’avant qui ont tout le confort et plus encore. Bien qu’intéressant, le film n’est pas celui qui traduit le mieux le style du réalisateur.

Si vous avez l’occasion de voir un de ces films, en particulier Memories of murder, Barking dog ou The host, n’hésitez pas, j’ai adoré ces trois films, et ils nous permettent d’avoir un petit aperçu de la vie des coréens avec humour. Et contrairement à la légende populaire, on ne s’ennuie pas et on ne voit pas le temps passé!

 

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7 thoughts on “Cinéma coréen – Bong Joon Ho

  1. Bonjour trillian, de ce réalisateur, j’en ai vu 3 : Memories of a murder (bof), Mother: pas mal et Snowpiercer : très bien. Il faudrait que je découvre Barking Dog. Bonne après-midi.

  2. Merci pour ce bel article et ces conseils ! J’ai envie de mieux connaitre le cinéma coréen mais sans savoir par où commencer… Maintenant je sais. C’est drôle car j’étais persuadée que snowpiercer était un blockbuster américain. Comme quoi…

  3. Pingback: Cinéma coréen – Kim Ki Duk | Les choix de Trillian

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