Dans la peau de Meryl Streep

de Mia Marsch

2.5/5

Isabelle découvre que son mari l’a trompe après 15 ans de vie commune, June, sa jeune sœur, rêve de retrouver le père de son fils, Charlie 7 ans, qui a disparut le lendemain de leur seule nuit passée ensemble sans laisser de trace. Quant à Kat, leur cousine, elle ne sait pas si elle doit accepter la demande en mariage de Oliver, son ami d’enfance. Les trois femmes qui se retrouvent à l’auberge de la mère de Kat, Lolly. Elle a invité les trois jeunes femmes qui ne se voient pas très souvent, pour leur annoncer qu’elle est atteinte d’un grave cancer. Les trois jeunes femmes encaissent la mauvaise nouvelle, et le sens de la famille refait surface. Les deux soeurs et la cousine retrouvent une vieille complicité oubliée, et se serrent les coudes pour soutenir Lolly dans sa maladie. Elles s’installent dans l’auberge des trois capitaines, qu’elles ont toujours connu, pour faire tourner l’auberge familiale durant le traitement de Lolly. Toutes les semaines, elles visionnent un film de Meryl Streep, l’actrice fétiche de Lolly. Isabelle, June et Kat y puisent des pistes de réflexions à leurs problèmes respectifs.

C’est un collègue qui me l’a prêté, le résumé ne me tentait pas vraiment c’est surtout le fait que les héroïnes décident de regarder les films de Meryl Streep, actrice que j’adore, qui m’a convaincu.

Les pages du roman défilent vite, chaque chapitre est centré sur une des trois jeunes femmes, Isabelle qui vient de découvrir l’infidélité de son mari, et qui redécouvre la personne qu’elle est vraiment sans son mari pour tout diriger. June qui recherche le père de son fils, en espérant découvrir un homme qui l’aime encore et qui a une excuse pour ne pas avoir refait surface après leur unique nuit passée ensemble. Kat qui n’a jamais quitter l’auberge familiale, rêve d’évasion et de voyage, mais doit choisir entre ses rêves et la demande en mariage d’Oliver, son meilleur ami. Chacune à ses petits problèmes sentimentaux, le tout sur fond de maladie, avec Lolly de plus en plus faible.

Finalement, le roman parle peu des films de Meryl Streep. Le diable s’habille en prada, Sur la route de madison, La brulure, Kramer contre Kramer, Bons baisers d’Hollywood, out of Africa, Rendez vous au paradis, Pas si simple, sont donc visionnés par la famille, suivi de commentaires fait par les personnages toujours en rapport avec leurs problèmes personnels. Ce coté là est assez frustrant, puisqu’on ne parle pas énormément des films, les dialogues sont bourrés de clichés, et a part nous sortir régulièrement que Meryl Streep est belle quand elle est jeune et belle quand elle est vieille, c’est vide comme une coquille.

C’est donc une lecture facile, rapide, mais pas vraiment satisfaisante, les dialogues sont simplistes, parfois mauvais, les situations souvent clichées, les rebondissements pas surprenants pour un sou, c’est vraiment du scénario digne des téléfilms de l’après midi, on ne peut pas s’empêcher de regarder jusqu’au bout pour se dire qu’au final, on a bien perdu son temps! Sans parler que certaines scènes, la manière de décrire les réactions ou les émotions des personnages sont souvent culcul et d’un mièvre affligeant, et le style de l’auteur n’arrange rien, j’ai eu parfois l’impression de lire un roman jeunesse dans lequel l’auteur fait bien attention de ne pas utiliser de mot trop compliqués ou de phrase trop longue et l’auteur fait bien attention de nous expliquer les sentiments de ses héroïnes comme si elle racontait l’histoire à un enfant de 5 ans, ce qui est parfois un peu agaçant. Gros bof!

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4 thoughts on “Dans la peau de Meryl Streep

  1. Tu me rassures, je n’ai même pas réussi à le terminer celui-là, j’avais cru devenir une vieille râleuse incapable de profiter d’un feel-good book…

    • au début je suis rentrée dans le jeu, j’ai essayé de m’intéresser aux héroines, mais plus on avançait, plus je trouvais ça cucul, et mièvre, autant dans l’intrigue que dans les trop bons sentiments des héroines entre elles (d’un chapitre à l’autre elles passent de l’indifférence aux meilleures amies du monde), sans compter les dialogues et le style de l’auteur, qui a l’air de nous prendre pour des enfants, c’est assez dégoulinantes, y’a des feel good book qui sont bien meilleures comme certains meg cabot

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