Inside Lewyn Davis

Inside Llewyn Davis : Affiche

de Joel et Ethan Coen

Oscar Isaac, Carey Mulligan, John Goodman, Justin Timberlake

3.5/5

Lewyn, chanteur de folk au tout début des années 60 à New York. Il espère percer dans le domaine, surtout depuis que son duo n’est plus suite à la disparition de son frère. Alors que l’hiver s’abat sur la ville, Llewyn passe son temps entre petits concerts dans un boui boui de son quartier, et squattage chez des amis par ci par là. Accompagné d’un chat qu’il doit rendre à son propriétaire, Llewyn part en covoiturage à Chicago dans l’espoir de rencontrer un grand producteur et ainsi relancée une carrière plus que moribonde.

Inside Llewyn Davis : Photo Justin Timberlake, Oscar Isaac

J’aime beaucoup le cinéma des frères Coen, parfois géniale (Fargo, Le grand saut, O’brother, No country for old men, the big lebowsky, true grit), parfois un peu plus moyen (intolérable cruauté, burn after reading). Il y a toujours un coté décalé, loufoque, dingo parfois, de manière plus ou moins subtile.

Inside Llewyn Davis : Photo Oscar Isaac

Dans Inside Llewyn Davis, le film s’éloigne beaucoup de ce coté décalé, et s’ancre plus dans une réalité presque banale, ce qui peut être déroutant quand on connait les films des frères coen.

Inside Llewyn Davis : Photo Carey Mulligan

Je ne me suis pas ennuyée, et j’ai suivi avec intérêt le parcours de Llewyn, sa vie de loser, qui passe de toit en toit, en espérant toucher un peu d’argent. Le film ne se passe que sur quelques jours, mais l’histoire nous laisse deviner quelle sera sa vie, dans un futur plus ou moins proche (l’existence d’un enfant de deux ans, ou encore sa participation à une chanson à laquelle il a renoncé à tout les droits d’auteur, et qui va probablement devenir un succès).

Inside Llewyn Davis : Photo Oscar Isaac

On aurait aimer en voir plus sur sa destinée, ici on ne fait que faire connaissance avec cet homme loser, qui ne sait plus quoi faire de sa vie et hésite entre lâcher complètement son art et s’accrocher un peu plus. Mais pour autant, je ne me suis pas du tout attachée aux personnages, que ce soit la chanteuse jouée par Carey Mulligan très remontée, ou le héros, joué par le très bon Oscar Isaac. Pas sur que le film restera dans ma mémoire longtemps.

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6 thoughts on “Inside Lewyn Davis

  1. Oh la la, ben moi, j’ai vraiment cru que j’allais mourir d’ennui, et j’ai été contente de ne pas en apprendre plus sur un personnage que je n’ai pas aimé du tout (en plus il abandonne le chat, l’enflure!)

    • ahaha! oui c’est vrai que le chat est quand même le personnage que j’ai le plus aimé (aimé tout court d’ailleurs) mais malgré le fait que je n’ai pas de sympathie pour les personnages humains, je me suis laissée porter par le film même si au final je n’ai pas vraiment aimé, je ne l’ai pas trouvé nul, je lui trouve des qualités, mais je ne le reverrais plus et il ne restera pas dans ma mémoire longtemps je pense

  2. Pour Carey Mulligan, je ne sais pas, mais je pense qu’il est normal qu’on ne s’attache pas à Llewyn Davis, c’est pour qu’on comprenne pourquoi il ne pourra jamais être une star, parce qu’il faut qu’on s’attache à une star, qu’on l’admire et/ou qu’on se retrouve en elle. Mais comme nous le fait comprendre le producteur à la fin, Llewyn n’a pas ça en lui. On ne peut l’aimer, comme ça. Non?

    • oui je pense comme toi, le personnage de Llewyn n’a pas de charisme, pas assez pour qu’un public l’apprécie, ni dans la salle de cinéma, ni en tant que chanteur dans le film, et sur ça le film a tout à fait réussi son coup! n’empêche que le film ne m’a pas marqué ni plut, même si je ne me suis pas ennuyée,

  3. Je ne suis pas d’accord, j’ai trouvé que les frères Coen avaient justement valorisé toutes les scènes où Llewyn chante pour le rendre charismatique mais uniquement lorsqu’il a une guitare entre les mains. S’il rate sa chance dans le métier j’ai surtout l’impression que c’est parce qu’il ne fait pas les bons choix et que son comportement est relativement odieux au quotidien. Il est égoïste et un peu naïf aussi parfois (il se fait bien avoir sur l’histoire de l’avortement puisqu’il apprend à la fin que Jean couche avec tout le monde). Son audition à Chicago illustre bien tout cela pour moi. L’instant est fort, le type fait des km pour cette opportunité, mais quel choix de chanson étrange, pas du tout commercial, pas du tout envisageable devant un public. Au-delà d’un mauvais timing (dû à des choix erronés de sa part souvent) je crois que Llewyn chante et joue pour lui-même et pas tellement pour un public, du coup ça ne peut pas marcher. C’est comme ça que je l’ai ressenti. Ce film-là m’a beaucoup rappelé A serious man. J’aime bien le fait que les Coen n’aient pas fait de Llewyn Davis un artiste maudit qu’on aurait pu prendre en pitié. Il est tellement peu sympathique et paumé qu’on ne l’apprécie pas vraiment, c’est osé comme point de vue.

  4. Mouais, je n’ai pas trop adhérer à son personnage de chanteur, pas même quand il chante, il manque un petit quelque chose, même quand il a une guitare entre les mains comme tu dis! le film était intéressant mais ne m’a pas marquer plus que ça, je suis sortie de la salle sans avoir ressenti grand chose, je suis restée assez froide, le film n’est pas nul ou raté, bien au contraire, mais sur le ressenti que j’en ai, je ne sais pas si je vais m’en souvenir longtemps;

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