The east

The East : Affiche

de Zal Batmanglij

Brit Marling, Ellen Page, Alexander Skarsgard, Patricia Clarkson

3,5/5

Sarah, ancienne agent du FBI, travaille désormais pour une organisation privée chargée de défendre les intérêts de grandes entreprises. Elle est chargée par sa patronne d’infiltrée the east, un groupe éco terroriste qui dénoncent les actes illégaux de gros groupes industriels. Sarah est très motivée par sa mission pour faire ses preuves, et passent plusieurs semaines à suivre des groupes de marginaux, espérant repérer the east. Elle est finalement emmenée dans le QG du groupe, après avoir sauvé sans le  savoir l’un des membres du groupe, agressé par la police. Elle fait la connaissance des autres membres, notamment Izzy, une jeune femme, ou encore Benjy, le leader. Elle finit par gagner un peu de leur confiance, apprend leur manière de vie, et est sur le point de participer à leur intervention.

The East : Photo Brit Marling, Shiloh Fernandez

The east nous plonge dans le quotidien d’un groupe clandestin, qui décide d’agir concernant les problèmes d’environnement. Au départ, the east est un groupe qui tend vers les manières de vivres hippies, passer ses soirées à s’enlacer pour se sentir aimé, se laver une fois de temps en temps dans le lac en collectif, se couper de tout plusieurs semaines d’affilées…

The East : Photo

Le film essaye de nous montrer un style de vie qui peut sembler idéale pour les personnes membres du groupe, mais leur mode de vie ne m’attire pas du tout personnellement, la vie dans les bois au milieu de nulle part, à se laver les uns les autres dans un lac gelé quand bon leur semble très peu pour moi, et leur utopie est assez peu réaliste, elle peut marcher quand le groupe est très réduit, mais la nature humaine reprendra toujours le dessus et pour le pire. La vie dans les bois en autarcie, à se câliner et se laver mutuellement n’est pas du tout crédible je trouve…

The East : Photo Patricia Clarkson

Ce qui m’a plus intéressée, c’est l’insertion de Sarah dans ce monde, elle qui ne vit que dans le confort, carriériste, elle a d’abord du mal à se faire à cette vie et ne comprend pas leurs manière d’agir, ni leur but. Ce n’est que lorsqu’elle découvre les “interventions” du groupe, punir les grands industriels qui polluent et tue, qu’elle commence à comprendre la raison d’être du groupe. Empoisonner les cadres d’une entreprise pharmaceutique qui vendent des antibiotiques aux effets secondaires désastreux , en connaissance de cause, pour les voir souffrir des effets qu’ils disent inexistant; ou obliger le pdg d’une industrie qui polluent consciemment les réserves d’eau d’une région avec des produits chimiques qui provoquent des cancers, à faire trempette dans les eaux qu’il clame tout à fait pures. La loi du Talion en somme.

The East : Photo Aldis Hodge, Alexander Skarsgård, Brit Marling, Ellen Page, Shiloh Fernandez

A partir de là, le film devient plus intéressant, Sarah se sent de plus en plus impliqué dans le groupe, leur but et objectifs, leurs raison d’être, et même si elle a du mal avec certains aspects du mode de vie des membres, elle les accepte petit à petit, et se sent tiraillée entre deux modes différents, celui qu’elle a toujours connue et celui qu’elle vient de découvrir.

The east n’est pas vraiment original dans son message, la condamnation de la surconsommation, le gaspillage de nourriture dans les ordures, le coté hippie, les interventions oeil pour oeil des industriels qui empoisonnent consciemment la population pour être encore plus riche qu’ils ne le sont déjà, rien de nouveau sous le soleil, même si ça ne fait pas de mal de les dénoncer à nouveau.

The East : Photo Ellen Page

Mais le film est aussi influencé par son époque. A une autre époque, le groupe éco terroriste aurait soit finit en martyr, soit finit en héros, dénonçant de méchants industriels, et secouant l’opinion publique ignorant. Ici, notre époque est encore plus blasée, plus cynique et surtout plus passif, difficile de choquer les gens et de les réveiller. Dans the east, si les membres font un sacré coup médiatiques en montrant que le nouveau médicament d’une entreprise pharmaceutique est en réalité un véritable poison, en empoisonnant les dirigeants de l’entreprise, on devine vite dans le film que la population est choqué le temps de quelques jours, avant de reprendre vite le cours de leur vie, les gens passent à autre chose et vite, de sorte que le scandale ne dure jamais longtemps. La mémoire collective est super courte et pas trop rancunière…

The East : Photo Julia Ormond

En bref, un film qui fait réfléchir malgré certains éléments scénaristiques pas du tout originaux. Un film qui fait un peu froid dans le dos quand on voit à quel point la population peut être blasée et passive. Le casting reste aussi l’un des points forts, avec Alexander Skarsgard, loin de true blood mais qui n’a toujours aucun problème avec la nudité, comme à son habitude. J’ai beaucoup aimé l’actrice principale Brit Marling (j’aurais beaucoup aimé voir another earth, mais je l’avais raté), ou encore Ellen Page (que j’avais découvert dans la série ReGenesis).

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2 thoughts on “The east

  1. Je suis très déçue d’avoir loupé ce film en salles. Même si tu n’as pas tout aimé ça me tentait bien quand même. J’aime bien comment tu dis que toi ce ne serait pas ton trip du tout! lol Je trouve Brit Marling formidable et je voulais la revoir depuis Another Earth (il faut vraiment que tu trouves le dvd!).

  2. j’aimerais beaucoup voir another earth, je l’avais raté à sa sortie ciné; le film est très intéressant et sort un peu des sentiers battus, à voir aussi pour son casting très bien trouvé;

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