Metro manila

Metro Manila : Affiche

de Sean Ellis

Jake Macapagal, Althea Vega, John Arcilla

3,5/5

Paysans dans les rizières de Philippine, Oscar Ramirez est déçu par les prix pratiqués quand il vend sa dernière récolte. Le prix de vente ne permettant même pas de racheter de nouvelles graines, il n’a pas d’autre choix que de partir avec sa petite famille, pour Manille. Oscar, sa femme Mai et leur deux jeunes enfants, partent en stop avec le peu qu’ils possèdent. A Manille, ils sont accueillis par la saleté, la dangerosité de la ville et des quartiers pauvres, par les arnaqueurs en tout genre, et ils ne tardent pas à se retrouver dépouillés de leur maigres économies. Alors qu’ils sont désespérés par une situation qui semble sans issue, Oscar se fait embauché comme convoyeurs de fond, grace à la générosité de Ong, un chef convoyeur qui le prend sous son aile. Mais Oscar apprendra que rien est gratuit à Manille, pas même l’amitié.

Je n’en avais pas trop entendu parler, j’y suis allée sans même avoir lu le résumé. Le film se situe entre drame social et thriller. Dès les premières minutes, on se prend d’affection pour cette famille, ce jeune couple travailleur, honnete, qui n’aspiraient qu’à une vie simple et tranquille dans les rizières mais qui sont contraint de partir pour la ville. J’ai beaucoup aimé la naiveté d’Oscar, la douceur de Mai, la beauté de leurs enfants. La première partie du film nous montre les fossés entre pauvres et riches à manille, quand Oscar et sa famille se promène le premier soir dans les rues de Manille, les bidonvilles, les rues transformées en squat géant par des gens qui n’ont nulle par où allés une fois la nuit tombée, et les grands hotels de luxes, les panneaux publicitaires géant, plein de lumière, qui font tournée la tête à leur fille.  La famille est vite confrontée aux gens sans scrupules, aucune pitié. Oscar ne trouve pas du travail malgré sa bonne volonté, et Mai se voit obligé d’accepter d’être danseuse dans un bar de la ville, boulot consistant à se laisser un peu tripoté par les touristes étrangers pour les convaincre de consommer de l’alcool jusqu’à plus soif.

La deuxième partie se porte plus sur un thriller, la rencontre avec Ong, son boulot de convoyeur de fond, la peur que l’on a pour Oscar et sa famille, peur qu’ils ne leur arrivent les pires choses.

Metro Manila, en voulant nous montrer à quel point peut être dure la vie dans la ville, quand on est pas riche, tombe parfois dans le misérabilisme, en nous montrant d’un coup tout ce qui pourrait arriver de pire à une famille débarquant de sa campagne. ça donne parfois une impression de trop, trop de malhonnêteté, trop d’arnaques, trop de déconvenues, trop de traitrise, trop de déception, même si ça reste au finale et hélas, assez réaliste.

En bref, un film qui nous montre un coté bien flippant de Manille, une histoire prenante, un coté thriller qui arrive à nous surprendre par son scénario et ses rebondissements, qui a su évité les évidences quant au dénouement. Le tout servit par d’excellents acteurs.

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