Pompoko

Pompoko : affiche Isao Takahata

de Isao Takahata

4/5

Dans les années 60, à Tokyo, la démographie explose. Pour pallier au manque de logements, il est décidé de construire une nouvelle ville en périphérie, et pour cela, il faut déboiser toute une colline. Ces chamboulements ne sont pas du gout des Tanukis, un animal qui a toujours vécut en harmonie avec les humains. Voyant vers quel désastre ils vont, les tanukis décident de réunir les chefs de clans, et de laisser leur vie simple de coté. Finis le squatte dans une maison abandonnée, détruite par les grues, finit la saison des amours et la procréation, les tanukis vont devoir concentré toute leur énergie pour mettre en place un plan sur 5 ans, visant à étudier les humains d’aujourd’hui, et aussi à réapprendre leur pouvoir ancestrale, longtemps inutilisé, la transformation, qui permet aux tanukis de se transformer en n’importe quoi, même en humain, pouvoir qui leur permettra de combattre les humains à armes égales.

Pompoko : photo Isao Takahata

De Takahata, j’ai vu le dramatique Tombeau des lucioles, Le très drôle Mes voisins les Yamada et dernièrement Omoide Poro poro, très poétique. Je n’avais jamais vu Pompoko, sortie en france en 2005 mais qui date en fait de 1994.

Pompoko : photo Isao Takahata

Pompoko : photo Isao Takahata

Pompoko : photo Isao Takahata

Le film dure deux heures, ce qui est assez long pour un film d’animation, et alors que je pensais ne voir qu’une moitié un soir tard, j’ai fini par tout regarder d’un coup. On s’attache très vite à ces petites bêtes, qui prennent une apparence animale devant les humains, qui sont toujours sur deux pattes et pas quatre quand les humains s’en vont et qui sont capables de se transformer en tout et n’importe quoi pour ceux qui maitrisent le pouvoir de la transformation, ce qui n’est pas le cas de tout les tanukis.

Pompoko : photo Isao Takahata

Évidemment, le film nous parle surtout d’environnement ici, avec la construction de toute une ville en pleine campagne et pour ce faire, la destruction de toute une colline et foret, entrainant la destruction de l’habitat naturelle de tout une brochette d’animaux, incluant bien sur les tanukis.

Pompoko : photo Isao Takahata

Ils ont appris à cohabiter avec les humains, durant le 20e siècle, à ramener du fast food dont ils raffolent, à manger des pop corns, à regarder la télé pour s’informer des attaques des humains sur leur colline.

Pompoko : photo Isao Takahata

Pompoko : photo Isao Takahata

Le film est donc assez drôle, les tanukis passant d’animaux sacrés, à bêtes traquées, qui finissent par se transformer en humains pour saboter les travaux des ouvriers, ou pour se transformer en spectres et faire peur aux nouveaux habitants. C’est aussi assez triste, puisqu’au finale, les tanukis ne gagnent pas, bien sur, la banlieue est construite, et les tanukis doivent abandonner leurs maisons. Ceux qui maitrisent l’art de la transformation se transformeront même en humain pour vivre parmi leurs anciens ennemis, faute de nouvelle maison. Seuls ceux qui ne savent pas se transformer s’installeront dans les parcs des villes.

Pompoko : photo Isao Takahata

Pompoko nous parle d’évolution, d’adaptation des espèces, de la loi du plus fort, mais aussi de l’absurdité des hommes. En bref, une jolie histoire sympathique et attachante, drôle et touchante, qui fait aussi réfléchir, à voir par les petits et par les grands.

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2 thoughts on “Pompoko

  1. Et pendant le défilé la nuit, as-tu reconnu Porco dans son avion, Totoro qui vole et Kiki sur son balai?? Oui il faut ouvrir l’oeil ^^!

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