Blanca Nieves

Blancanieves : affiche

de Pablo Berger

Macarena Garcia, Angela Molina, Daniel Rimenez Cacho, Maribel Verdu

4/5

Dans l’Espagne du début du siècle, le grand toréador Antonio Villalta est un homme comblé. Respecté par ses pairs, riche, amoureux d’une très belle femme et bientôt papa. Mais après avoir été blessé par un taureau, il se retrouve veuf, tétraplégique et père d’une nouveau née, Carmencita, qu’il préfère confier à sa grande mère. Les années passent, et Carmencita voit sa grand mère mourir et part vivre chez son père qui vit sous l’emprise de sa nouvelle femme, une ancienne infirmière, qui passe son temps à dépenser l’argent de son mari, qu’elle tient enfermé sous sa coupe. Durant quelques années, l’enfant, transformée en servante par sa belle mère, arrive a se glisser en cachette pour passer du temps avec son père et auprès de qui elle apprend les règles de la tauromachie, jusqu’à ce qu’ Antonio meurt à son tour. Devenue adulte, la belle Carmen échappe à une tentative de meurtre orchestrée par sa belle mère et est sauvée par une troupe d’artistes ambulants composée de nains. Elle décide de faire partie de cette troupe qu’elle considère comme sa nouvelle famille, et devient une toréador tellement douée qu’elle fait vite parler d’elle…

Blancanieves : photo Macarena García

J’avais vu la bande annonce au cinéma et je l’avais trouvé très belle. ça plus des critiques vraiment très positives, je n’ai pas pu résister. Le film est en noir et blanc et muet, ce n’est donc pas très commun et pourtant la magie opère. L’image est très belle, la mise en scène vraiment réussie, une véritable beauté esthétique se dégage du film, surtout avec les décors des années 20. La musique est aussi très belle et joue un rôle important vu qu’on est face à un film muet, on passe par des moments musicaux grandioses, notamment les scènes se déroulant dans les arènes, à des thèmes plus inquiétants réservés aux scènes avec la belle mère Encarna, qui souligne bien le sadisme et la perversité de cette femme.

Blancanieves : photo

Ce conte n’est pas de ceux qui finissent bien, c’est une relecture de Blanche neige, mais ça reste très éloignée de la version de Disney, et la fin pourrait en déconcerter plus d’un. J’en fais d’ailleurs partie, l’histoire me fait plus penser à un conte d’horreur qu’à un conte de fée, même si il y a dans le film des moments drôles et tendres, notamment les scènes entre l’héroïne et sa grand mère ou surtout les scènes entre l’héroïne et son père, c’est très très touchant de voir cette fillette découvrir son père, apprendre à le connaitre, jouer avec lui, coincé au fond de son fauteuil. Et puis la nouvelle famille de Carmen avec les nains artistes ambulant, qui deviennent pour elle sa nouvelle famille.

Blancanieves : photo Ángela Molina, Sofía Oria

En bref, le film par son esthétisme, sa mise en scène, sa musique, dégage une poésie particulière, un coté sublime, et les acteurs entre Daniel Rimenez Cacho, Maribel Verdu (qui était déjà excellente et qui m’avait déjà plus que marquée dans Le labyrinthe de pan et Tétro), Macarena Garcia, Angela Molina, sont tous excellents, ils m’ont épatés par leurs prestations. Ce conte cruel vaut évidemment le détour.

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