The master

De Paul Thomas Andersen

The Master : affiche

Joaquin Phoenix, Phillip Seymour Hoffman, Amy Adams

3.5/5

Freddie vient de retourner à la vie civile après avoir passée la seconde guerre mondiale en tant que soldat marin dans le pacifique. Le traumatisme de la guerre plus une tendance à boire beaucoup de gnôle de sa fabrication personnelle le rend instable. Après avoir tenter un boulot en tant que photographe pour famille dans un grand magasin puis cueilleur de choux sur une exploitation, il finit un soir par s’écrouler soul, sur un yacht. Il se réveille à bord du navire qui a pris le large. Il fait la connaissance de Lancaster Dodd, qui se fait appeler le maitre et qui l’invite à rester avec lui et sa famille pour le mariage de sa fille. Il se rende à New York et Freddie découvre le mouvement créer par Lancaster, La cause.

The Master : photo Amy Adams, Philip Seymour Hoffman

Franchement difficile de donner une opinion à chaud pour ce film, j’ai du attendre un ou deux jours avant de me mettre à écrire ce que j’en pensais.

The Master : photo Joaquin Phoenix

Le film est long, trop long je pense, il est lent mais ce n’est pas le fond du problème, car le film maintient le spectateur éveillé à tout moment, dans une sorte d’hypnose intensive, qui intrigue et fige, comme le fait Lancaster avec son nouveau disciple, Freddie.

Visuellement le film est donc une réussite, la mise en scène est parfaite, glaciale, elle fascine. Entre la mise en scène et les effets musicale et sonore du film, on retrouve la qualité cinéma qu’on a pu voir dans There will be blood.

Autre point fort du film, le casting, avec surtout Joaquin Phoenix dans le rôle de Freddie, cet homme cassé par la guerre mais surtout par la gnôle maison, remplie de produits chimiques qu’il se plait à boire à longueur de journée. Entre folie, nostalgie de son passé et d’une vie qui aurait pu être la sienne, Joaquin Phoenix est magnifique (mais il l’est toujours), pareil pour Philip Seymour Hoffman géniale dans le rôle de ce nouveau penseur pour les uns, gourou d’une secte pour les autres, prônant la nouvelle vérité pour les uns, auteur du grand n’importe quoi pour d’autre, une scène finit par trancher parfaitement la question, lors d’une discussion autour de son nouveau livre, avec une fidèle disciple qui comprend d’un coup son erreur et qui nous montre alors toute sa désillusion (jouée par Laura Dern). Et puis je mentionnerais aussi Amy Adams en femme de gourou dévouée à La cause, la douceur qui peut se changer en dominatrice, qui cache bien son jeu et qui fait plier à sa volonté n’importe qui sous des dehors de gentille maman.

Mais si ces éléments (magnifique mise en scène, réalisation et sons hypnotisants, casting parfait) étaient aussi présents dans There will be blood, The master n’atteint pas son niveau. Les personnages sont peut être moins cohérents dans leurs réactions, l’histoire moins prenante, plus fouillis, on se fait parfois balader, et le réalisateur se perd parfois un peu lui même.

En bref, de belles performances d’acteurs et une mise en scène magnifique qui ne suffisent pas à rendre le film prenant, même si aucun ennui ne se fait sentir, on peut penser, comme l’a dit un spectateur qui donnait ses premières impressions en sortant de la salle, que le film reste un peu pénible à voir, mais c’est pour la bonne cause.

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